L’islam : une part de nos racines…

 

Et ça continue encore, et encore… Et ça continue toujours, d’accord. Incessant faux-semblant des politiques s’adonnant à la mise en avant de la laïcité. On l’affirme haut et fort. On la clame, on la déclame, on la réclame…

On la déplume, en fait. On la brûle. On l’assassine ! On assassine la République, car celle laïcité est-elle autre que cela ? L’Égalité, « Citoyen tu es mon frère ; citoyenne tu es ma sœur ». Comme le disait joliment Jean-Louis Bianco sur RMC mercredi matin. Sitôt dit, on affirme haut et fort que la laïcité est la liberté de croire ou de ne pas croire : « La laïcité, c’est la liberté de changer de religion, et de pratiquer sa religion. » Vraiment ? On y croit ? Le même poursuit : « La laïcité, c’est l’égalité des droits et des devoirs, citoyens, citoyennes… »

Jean-Jacques Bourdin a obtenu son interview mais n’interpelle pas le politique. Rien sur les refus persistants et répétés des autorités musulmanes d’approuver… cela même que venait d’affirmer le président de l’Observatoire de la laïcité. RTL, hier : même attitude. On interroge Chevènement, président de la Fondation pour l’islam. Pas un mot de la nécessaire révision du corpus islamique.

Coulent pourtant dans nos veines les globules des droits fondamentaux de la personne et la liberté de changer de religion. Intrinsèques à notre laïcité. Et même dans la Convention européenne des droits de l’homme en son article 9.

En dépit de l’époque, chacun tait que cette faculté fut supprimée dans tout accord entre l’État et les autorités musulmanes en 1999. L’État s’est couché. Il ne s’est pas redressé depuis : Chevènement et son islam « de » France, Bianco et sa laïcité, Macron à Montpellier mardi (« En France, aucune religion n’est un problème »), Juppé et son « identité heureuse »… On berce Margot.

On feint d’ignorer les conséquences de ce que l’on sait : on créera maintes agences pour l’égalité et le droit des femmes et des jeunes filles, mais on laissera les imams enseigner à leur futurs époux l’inégalité intrinsèque du Coran : la femme y est désignée avec affirmation de la prééminence de l’homme sur elle (sourate 2, verset 228) ; son témoignage vaut moitié de celui d’un homme, (sourate 2, verset 282) ; elle perçoit la moitié de la part dévolue à l’homme lors d’un héritage (sourate 4, verset 12) ; l’homme a droit à la polygamie (sourate 4, verset 3) et à répudier sa femme (sourate 2, versets 226 à 233) ; « Les hommes sont supérieurs aux femmes à cause des qualités par lesquelles Dieu a élevé ceux-là au-dessus de celles-ci… » (sourate 4, verset 38 et suivants).

Excepté Philippe de Villiers (sur Europe 1, mercredi matin), nul n’interpelle la société française sur ces obstacles dirimant aux épousailles d’un islam avec la République. Les musulmans feraient pourtant bien se saisir l’occasion qui leur est offerte de faire un aggiornamento qui leur permette de s’insérer dans les sociétés occidentales.

Mais, en fait, tous se foutent de sauver l’islam et la France d’une guerre civile qui finira par advenir. On se souvient du « Je n’ai pas lu le Coran » d’Alain Juppé. On pourra se souvenir du Macron de Montpellier affirmant, sans plus le connaître : « Ce n’est pas le salafisme qui pose problème » et son « Daech, ce n’est pas l’islam ». Le journaliste n’ose même plus dire que Daech est bien « de l’islam » s’il n’est pas « tout l’islam ». Les attentats sont loin… Quelques mois… Ah ! les kouffars… Ah ! les dhimmis. Valls, cette semaine : « L’islam est une part de nos racines. » À ce stade, la connerie se met en orbite !

POUR ALLER PLUS LOIN