Editoriaux - Politique - Religion - Table - Tribune - 17 octobre 2017

L’islam serait-il un salafisme dévoyé ?

Certains intellectuels le pensent…

Sans doute faudra-t-il encore d’autres Bataclan sanglants, des Mohammed Merah sanguinaires et des curés sanguinolents pour qu’enfin l’on comprenne que les « terroristes » que l’on ne veut pas nommer pour ce qu’ils sont réellement ne commettent pas leurs forfaits homicides au nom du Journal de Mickey ou de Pif Gadget.

Mais d’ici là, les morts continueront de tomber comme à Gravelotte et tous les fleuves de France charrieront leur lot de cadavres innocents comme au temps de la « baignoire nationale » du sinistrement célèbre Carrier à Nantes, durant la Terreur.

D’ailleurs, combien de Carrier s’obstinent par aveuglement, couardise ou inconséquence à laisser entrer sur le sol européen, noyant des peuples de souche qui n’en peuvent mais, sous le flot incontinent d’un « lumpenprolétariat » déraciné par la modernité et que l’on attire délibérément chez nous au nom du christianisme inversé des droits de l’homme ?

Politiques, journalistes et intellectuels portent une responsabilité historique dont ils ne répondront guère devant les générations futures condamnées à ne pouvoir demander des comptes qu’à des cimetières ou à des cénotaphes.

Parmi ces idiots utiles, illustre inconnu que la postérité aura tôt fait d’oublier, un certain Raphaël Liogier, sociologue à l’IEP d’Aix-en-Provence, « compagnon de route de l’UOIF », selon les termes mêmes de Caroline Fourest (« C à vous », France 5, 6 avril 2016), qui, à l’occasion d’une tribune dans Le Monde (16 octobre), en appelle ouvertement à « faire de la France un centre de réflexion islamique », exhortant, tel le muezzin du haut de son minaret médiatique, à « faire tout ce que l’on peut pour que le bruit se répande, y compris dans le monde musulman, que la France aime sincèrement ses musulmans ».

La prose de notre islamophile en pâmoison est un véritable manifeste de la dhimmitude (statut d’infériorité dans lequel sont tenus les « infidèles » en islam, ce dernier terme signifiant lui-même « soumission »).

Au prix d’une distorsion sophistique du réel, notre « expert ès islam » affirme le plus tranquillement du monde sa dilection particulière pour le salafisme : « Depuis le milieu des années 2000 se développent deux types de groupes. D’un côté, des musulmans ultra-radicaux dans leur manière de vivre, leur alimentation, leurs mœurs, leur habillement, mais dépolitisés et donc très peu islamistes, que l’on appelle les salafistes (qu’on devrait plutôt appeler néosalafistes). D’un autre côté, des individus en déshérence, ne pratiquant pas ou peu la religion, mais justifiant des conduites antisociales par l’islam. »

Pour être sûr d’être compris, l’intéressé ponctue : « Même si des glissements existent de l’un vers l’autre, ces deux types d’individus se rejettent, et seuls les seconds représentent une menace djihadiste objective. »

En d’autres termes, Liogier estime que le « néosalafisme » serait un dévoiement du salafisme, lequel est éminemment moins dangereux que les paumés et autres « cailleras » des cités, recrues de choix pour l’État islamique.

Notre « deep muslim » préconise, en conséquence, de combattre les idées de ces derniers « par l’éducation » et, simultanément, de « ne plus viser les salafistes qui se veulent radicaux en ressemblant à des bédouins du VIIe siècle, sous le vain prétexte qu’ils nous provoqueraient par leurs barbes et leurs tuniques, ou par leurs principes rétrogrades ».

Consciemment ou non, on est l’idiot utile d’une cause. Puis, volontairement, on devient « compagnon de route » de ses adeptes. S’agissant de l’islam, on passe très vite du stade du dhimmi à celui de converti. La preuve par Liogier.

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