Culture - Editoriaux - Politique - 1 juin 2017

L’islam reste impropre à la dialectique

L’attentat de Manchester a apporté son lot habituel de compassions médiatiques et convenues. En France, les nouveaux cooptés du système y ont révélé leur bassesse d’âme et le peu d’envergure de leurs pensées, qu’elles soient politiques ou humaines. Rien de nouveau, ils font le dos rond, utilisent les mêmes psalmodies, lancent leurs demi-soldes en contre-feu. Que pourrions-nous, d’ailleurs, attendre de la part des incendiaires ?

La « radicalisation », pour utiliser le nouveau dérivatif à la mode, a un fondement idéologique : la charia. Le terrorisme a une théorie : le djihad. Ce sont deux éléments d’un système politico-religieux nommé « islam ».

L’absence de lecture historique entraîne tous les commentateurs, même les plus prémunis, dans une erreur d’interprétation : l’islam, comme tous les dogmes, a le temps ; ses fidèles luttent pour l’établissement de Dar al-Islam. Pour certains d’entre eux, illuminés, leur propre vie est sans importance, la mort leur est douce. La rationalité de leurs actions échappe à notre entendement immédiat.

Quel est le résultat des attentats, de faible intensité et de faible fréquence, commis en Occident ? Les peuples sont devenus, en dix ans, rétifs aux injonctions boboïsées, libérales-libertaires, du « bien-vivre-ensemble ». La certitude de l’islamisation semble désormais majoritaire. Des doutes de plus en plus prégnants se font jour concernant la compatibilité de l’islam avec notre civilisation.

Alors, pourquoi ces assassinats aussi sanguinaires que symboliques, qui vont à l’encontre d’une acceptation de l’islamisation par des populations engluées dans l’individualisme et le consumérisme forcenés ? Il suffirait de ne rien faire, de ne pas trop se montrer, pour peu à peu grignoter et s’imposer ; c’est la stratégie actuellement défendue par l’imam de Bordeaux et son pendant de Drancy.

Il n’est pas innocent que les « Frères musulmans » se soient créés à l’époque des questionnements ontologiques sur la « vision du monde » : il fallait pallier l’indigence des réponses de l’islam aux défis scientifiques et intellectuels du monde moderne. Si les méthodes d’action furent actualisées, le fond philosophico-religieux resta identique, masqué, comme depuis l’origine, par une éthique du mouvement continu, de la conquête.

Comme le notait Lévi-Strauss, l’islam reste impropre à la dialectique, il ne supporte pas de se confronter à d’autres réalités, à d’autres cultures que lui-même.

Le califat proclamé en Syrie sait cela et suscite des attentats ayant pour objet de :
– renforcer la méfiance et, donc, rendre de plus en plus compliqué le rapprochement, égalitaire, de musulmans avec des kouffars, ce, afin de conserver la pureté des mahométans ;

– faire peur aux timorés et autres émasculés, afin de préparer les esprits à l’étape d’asservissement, de montrer aux futurs dhimmis le risque encouru en cas de rébellion ;

– indiquer aux musulmans, particulièrement ceux vivant en Occident, que les gardiens de la vraie foi ne sont pas loin, qu’ils peuvent agir, que le moment approche où tous devront accomplir le djihad.

Les musulmans fidèles et pieux redoutent plus que tout un islam sécularisé, laïcisé, occidentalisé, car ils savent que l’unique force de l’islam réside dans son intransigeance ; un islam de France ou de Belgique serait le creuset de sa dissolution.

Nous ne connaissons pas encore la guerre qui vient, ces attentats ne sont ni des prémices ni des entraînements, ils sont comme un iqama secret… et beaucoup, par millions chez nous, répondront : « La Hawla Walâ Qowwata Illa Billâh » (« Il n’y a ni puissance ni force qu’en Allah »).

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