Editoriaux - Politique - 12 décembre 2018

L’insurrection des gilets jaunes sonne le glas du mondialisme libéral-libertaire

Dans son De Gaulle, le dernier réformateur, l’historien Jean-Louis Thiériot montre que le Général sut assainir les finances de l’État et préparer la France au développement économique des Trente Glorieuses. Grâce à lui, la France a connu le plus fort taux de croissance, dépassant à l’époque ceux de la RFA, de la Grande-Bretagne et des États-Unis.

La France, débarrassée du boulet impérial et tournée vers l’avenir, était prospère et heureuse. Mais succéda à Pompidou Valéry Giscard d’Estaing qui, comme le démontra avec finesse son ancien conseiller Yves-Marie Laulan dans son livre Le Couple Giscard-Chirac, provoqua, à travers quatre réformes funestes, l’affaissement d’une France désormais effondrée.

La première de ces réformes fut la possibilité donnée à un minimum de 60 parlementaires de saisir le Conseil constitutionnel pour contester la validité d’une loi. Cette procédure, autrefois réservée aux présidents de la République et des chambres, augmenta l’autorité des juges au détriment du pouvoir politique, qui fut encore amoindri par la suite à travers les transferts de compétence à l’Union européenne et aux administrations décentralisées.

La deuxième fut l’instauration du collège unique afin d’assouvir l’utopie égalitariste. Or, cette unification engendra un nivellement du niveau scolaire par le bas, provoquant par contrecoup un allongement des études. Résultat : pris en étau entre une entrée tardive sur le marché de l’emploi et un départ à la retraite précoce, la plupart des Français ne travaillent qu’un tiers de leur vie, les deux autres étant financés par l’État.

La troisième fut la mise en place de l’IVG, autorisant un large recours à l’avortement, qui a peu à peu inversé la pyramide des âges. Or, cette inversion ne peut soutenir une retraite par répartition où les travailleurs payent les pensions.

La dernière réforme fut l’instauration du regroupement familial transformant l’immigration temporaire de travail en une immigration de peuplement causant le « Grand Remplacement » par l’intensification des flux migratoires et la dynamique démographique des allogènes. Naïvement, les politiciens crurent que les extra-Européens alimenteraient les caisses de retraite mais, selon l’INSEE, 60 % d’entre eux en âge de travailler sont au chômage.

Plus encore, l’insécurité fait fuir toujours plus de Français, soit environ 100.000 par an, dont 80 % de jeunes très diplômés. Cette perte est évaluée à 100 milliard d’euros par Jean-Paul Gourévitch.

Le coût résultant de cette politique libertaire et mondialiste augmenta de manière constante les impôts. Alors que 40 % de la richesse nationale était ponctionnée sous Giscard, elle est désormais de 57 %, appauvrissant une classe moyenne réduite, en un demi-siècle, de 40 % à 20 % de la population, dans une France qui compte, comme le rappelle l’essayiste Alexandre Latsa, dorénavant un jeune sur quatre au chômage, un million de travailleurs pauvres, six millions d’inscrits à Pôle emploi et 180.000 SDF.

L’augmentation des taxes sur le carburant fut la goutte d’eau qui fit déborder le vase, provoquant le mouvement des gilets jaunes exigeant l’allègement des taxes, l’arrêt de l’immigration, et de la reconnaissance.

Cependant, ils ont surtout besoin de l’émergence d’un responsable politique courageux qui appliquera les mesures qui s’imposent : soit, en plus de l’arrêt de l’immigration et de la baisse des charges, la lutte contre l’islamisation, la réduction du train de vie de l’État, la mise en place d’une politique familiale et la refonte de l’Union européenne imposant des frontières politique et économique afin de protéger ses peuples de l’explosion démographique africaine et de la montée en puissance de la Chine.

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