Editoriaux - Société - Sport - 14 août 2013

L’identité sans le genre, ça va pas être facile non plus !

Le gouverneur de Californie, un certain Jerry Brown, vient d’inscrire son État à la pointe du progrès social et même, n’ayons pas peur des mots, du progrès humain. Il vient en effet de signer une loi modifiant le code de l’Éducation des établissements scolaires, cela afin « d’assurer le respect de l’identité sexuelle des élèves transgenres ».

C’est beau, c’est grand, c’est généreux mais ne va pas toutefois sans soulever une petite remarque sur un plan sémantique : le problème des transgenres étant justement de n’avoir pas d’identité sexuelle définie, ou du moins une identité intérieure – celle du « ressenti » – qui ne correspond pas à leurs attributs externes, comment fait-on pour respecter ce qu’eux-mêmes ignorent ?

C’est justement à cette question que veut répondre la nouvelle loi de M. Brown. Grâce à elle, les transgenres, déclarés ou bien en devenir, pourront désormais « participer à des programmes et activités non mixtes, comme des équipes sportives ou des compétitions, et utiliser les installations (scolaires) en accord avec [leur] identité sexuelle, et non le sexe indiqué sur [leur] fiche d’identité ». Le Figaro rappelle que, conscient des troubles que cela pouvait occasionner, l’élu démocrate à l’origine du texte avait expliqué : « Les élèves transgenres vont-ils embarrasser d’autres enfants ? Peut-être. Je ne veux pas minimiser cet aspect, mais les nouvelles expériences sont souvent embarrassantes. Cela ne doit pas justifier les préjugés. »

Sans vouloir troubler ce bonheur tout neuf, on peut toutefois se demander si cela ne va pas créer plus de problèmes que ça n’en résout. Faudra-t-il par exemple réaménager les toilettes pour que les filles/garçons n’aient pas à choisir entre pisser debout ou pisser assis ? Et désormais, comment distinguer les pervers et les voyeurs si tout le monde peut se glisser dans le vestiaire d’à côté au prétexte qu’il n’est pas bien installé dans son genre ? Mais c’est en tâtonnant qu’on avance, c’est bien connu.

Toujours dans ce domaine des avancées sociétales, nos voisins allemands ont eux aussi accompli un grand pas. Le premier mariage religieux de deux homosexuels y a été prononcé dimanche dernier dans la région de Hesse-Nassau, étape logique puisque les couples homosexuels pouvaient depuis dix ans déjà faire bénir leur union. À noter que le mariage civil homosexuel n’existe pas sous ce nom en Allemagne, même si le « contrat de communauté de vie » leur ouvre les mêmes droits.

Enfin, là encore, on ne saurait trop conseiller à l’Église d’être prudente. Ses registres, comme ceux de l’état civil ou ceux de l’école californienne, devraient peut-être rester évasifs quant à l’identité des jeunes mariés. Comme dit le gouverneur Jerry Brown, en ce domaine du genre, rien n’est sûr.

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