La liberté d’expression bafouée par un juge anglais

Theresa May n’est pas le digne successeur de Margaret Thatcher, qui avait un peu de Winston Churchill en elle. Si elle a brillé quelque peu avec le Brexit, sa faiblesse vis-à-vis du crucial problème que sont l’immigration et l’islamisation du royaume ternit à jamais son image. Le dernier exemple, qui risque de lui coûter sa carrière politique, vient en direct de la prison de Leeds où, depuis le 25 mai, a été enfermé un jeune journaliste dissident, Tommy Robinson. Sans le moindre jugement, les policiers l’ont menotté, enfermé dans un panier à salade et directement conduit dans une cellule où il devrait rester treize mois si, d’ici là, ses codétenus – musulmans pour la plupart, pour certains sans doute radicalisés – ne l’ont pas assassiné ! C’est, en tous les cas, ce que craignent ses amis et son avocat.

Une terrible histoire pour la liberté d’expression qui laisse à penser que, finalement, en France, les journalistes anti-système ne sont pas si mal traités qu’ils veulent bien l’affirmer. Au pays où cette liberté de parole, quelle qu’elle fût, amena la création, à Hyde Park, du Speakers’ Corner où, depuis 1872, les pires opinions peuvent être énoncées.

Qui est ce Tommy Robinson dont la demande de libération a, en à peine cinq jours, recueilli plus de 550.000 signatures sur une seule pétition et déclenché plusieurs manifestations jusque devant le domicile de Mme May, où la foule criait comme une vague montante : « Shame on you! » Tommy Robinson, dont le vrai nom est Stephen Yaxley-Lennon, avait créé, en 2009, l’English Defence League, mouvement protestataire qui n’a eu de cesse de critiquer la politique du gouvernement de Sa Majesté, qu’il affirme être pro-islamiste. L’équivalent britannique du PEGIDA allemand. On l’a vu dans les banlieues à population musulmane manifester, bible en main. Son livre, Mohammed’s Koran: Why Muslims Kill for Islam, est un best-seller. Et sa page Facebook est suivie par 859.062 personnes ! Tommy Robinson a décidé de consacrer sa vie au combat contre l’islamisation.

Il a été arrêté devant le tribunal de Leeds où étaient jugés les membres d’un gang indo-pakistanais dont les membres sont accusés de pédophilie sur des dizaines d’enfants. Il filmait en direct, sur Internet, l’arrivée de ces hommes barbus alors que le procès était réputé devoir rester secret.

Le petit, mais alors tout petit, juge qui a décidé d’isoler pendant treize mois ce courageux journaliste est même allé jusqu’à ordonner que la presse britannique n’évoque pas cette arrestation. Donc, silence radio outre-Manche. Ce qui n’a pas empêché Donald Trump, Jr. de tweeter avec véhémence sa désapprobation et réclamer sa libération, tout en rappelant que cela lui évoquait la raison #1776 de la révolution américaine !

« L’arrestation arbitraire de Tommy Robinson, c’est le dernier stade du politiquement correct. Quand la propagande ne marche plus, quand la mise sous silence médiatique ne sert plus à rien, on passe à l’enfermement des lanceurs d’alertes ! L’heure est grave », a tweeté Stéphane Ravier, tandis que Valérie Boyer se demandait si cette arrestation n’était pas une fake news « #Grooming #GrandeBretagne pays de la #liberté d’expression #TommyRobinson peut-il être EMPRISONNÉ pour l’empêcher de couvrir le procès des viols perpètres par des gangs info-pakistanais #TelfordGirls abandonnées par les autorités? »

Une manifestation aura lieu le 4 juin à Paris, devant le Grand Palais, au pied de la statue de Winston Churchill.

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