L’évangile selon « Toxic Soros »

Impossible de ne pas le nommer ainsi : « Toxic Soros ». Voilà que le milliardaire fait encore parler de lui, à injecter son venin dans les médias pour « alerter » l’Union européenne qui serait en danger de mort si elle n’accepte pas de faire une injection massive de fonds afin de régler la question des réfugiés. Et il ne le dit pas n’importe où, mais sur CNBC, l’une des six corporations qui possèdent 90 % des médias américains. Il est en terrain conquis et le monde doit entendre son message. Et, toujours selon l’évangile Toxic Soros, Poutine est un plus grand danger que l’État islamique ! On a déjà entendu ça chez nous à propos du FN…

Pour « Project Syndicate », Soros écrit sans rire : « Le but de Poutine est d’encourager la désintégration de l’Europe. Et la meilleure manière d’y parvenir est de la faire envahir par des réfugiés syriens. » Décrivant Poutine comme un tacticien doué, sans être un penseur stratégique, il croit savoir : « Même s’il n’y a pas de raison de penser que le leader russe s’est impliqué dans la crise syrienne pour intensifier la crise des réfugiés, une fois qu’il a vu l’occasion d’accélérer la désintégration de l’Europe, il l’a saisie. » Le Grand Guignol continue : « La Russie et l’Union européenne étaient dans une course contre le temps pour voir qui s’effondrerait en premier. Les attaques terroristes, aussi terrifiantes soit-elles, sont incomparables à la menace en provenance de Russie. » Amen, Toxic Soros !

Dans un « essai » que l’évangéliste de la mondialisation a commis pour le New York Review of Books, Soros annonce une catastrophe humanitaire en Grèce. « Les demandeurs d’asile sont désespérés. Il faut accorder une chance aux réfugiés légitimes de rejoindre leur destination en Europe. » Et il continue : « Les dirigeants européens doivent accepter l’idée que faire face à la crise demande un afflux de fonds, au lieu de mégoter année après année. Dépenser un gros montant permettrait à l’Union européenne de répondre de manière plus efficace aux conséquences dangereuses d’une crise des réfugiés. » Le grand prêtre ne s’arrête pas là. Il est convaincu que l’Union européenne peut absorber, chaque année, de 300 à 500.000 « réfugiés ». Rien que ça !

Et nous allons de surprise en surprise pour ce que sont ses estimations financières que, bien entendu, nous, contribuables, devront payer, puisqu’il suggère à la Commission européenne de bien vouloir augmenter les taux de TVA ! Un ordre venu de Soros qui sera bien entendu étudié avec « bienveillance », car il estime qu’au moins 34 milliards de dollars par an seront nécessaires pour financer le projet. Dans ce cas, il pourrait peut-être mettre la main dans sa poche profonde et nous la lui couperons. Soros estime : « 34 milliards de dollars peuvent paraître énormes, mais aux vues des enjeux [les siens], ce n’est rien. » Et d’affirmer : « D’abord, nous devons reconnaître que ne pas livrer ces fonds coûterait bien plus à l’Union européenne. Il y a un vrai danger que la crise des réfugiés fera disparaître l’Europe et son système Schengen entre les 26 États membres. Et pourquoi ne pas utiliser le triple A de crédit de l’Union européenne lorsqu’elle est en danger mortel ? »

Et le malin qui pense à tout avance « que le mécanisme de stabilisation financière de l’Union européenne et la balance des paiements disposent de 68 milliards de dollars de fonds inutilisés que l’Europe doit utiliser. » Il en remet une louche : « Dans l’Histoire, les gouvernements ont issu des bons en réponse aux urgences nationales. Ce qui est le cas aujourd’hui en Europe. Alors, n’est-ce pas le moment, aujourd’hui, pour l’Union européenne, de mobiliser le crédit du triple A, alors qu’elle est en danger mortel ? » L’évangile selon Toxic Soros est dite.

Peuples, réveillez-vous, révoltez-vous : ce n’est pas Toxic Soros qui va dicter notre avenir !

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