Lettre ouverte à Henri Guaino : l’amour de la France vous conduira au seul choix clair

 

Monsieur le député,

Comme vous, il m’est impensable d’envisager une seule minute d’apporter mon suffrage à Emmanuel Macron en le joignant à ceux des caciques du parti que j’ai soutenu depuis 1981, malgré toutes les trahisons à l’égard des électeurs et surtout de la France. Le parti en qui j’ai eu confiance, en dépit de son glissement progressif aux marches de l’anti-France, s’est discrédité à mes yeux ce 23 avril, faisant le jeu de la gauche et de l’anti-patriotisme. Avec cet appel à voter Macron, il s’est totalement déconsidéré. Comment croire en un parti qui appelle à voter, sans retenue ni même réflexion, pour celui qualifié la veille de « grand danger » ? C’est une trahison qui ne restera pas sans conséquences. L’analyse des résultats m’a fait envisager que Fillon + Marine Le Pen + Nicolas Dupont-Aignan = 46 %. Dur à comprendre quand la gauche perd chaque élection de façon croissante depuis 2014.

Marine Le Pen a chuté de 4 à 5 % car certains de ses électeurs, terrorisés par un duel entre elle et Macron, pour éviter ce scénario, furent les supplétifs de M. Fillon alors que d’autres, électeurs LR, ont boudé les urnes plutôt que de voter pour lui. Ces 4 à 5 % rejoindront le bercail de Mme Le Pen. Cela signifie que M. Fillon était surévalué, avant sa trahison, de ses électeurs et son poids réel est proche de 15 %.

PS et LR sont les futurs croupions de l’Assemblée. Peu, dans leurs rangs, s’en tireront aux législatives. Ma décision est prise : trompé une fois de trop, mon choix est clair. Étrange retournement de l’Histoire dont elle seule a le secret.

Que faire, maintenant que le parti s’est suicidé avec l’appel de François Fillon, repris en chœur par les « élites » coupées des électeurs qui l’entourent ? Le tocsin sonne à nos portes ! L’ennemi est parmi nous et seule Mme Le Pen semble l’avoir compris et propose des solutions crédibles car souveraines. Vous avez dit que jamais vous ne voteriez Macron, le continuateur avoué de la catastrophique politique de Hollande, le plus détesté président de notre République, et poursuivi, évoquant Mme Le Pen : « Mais où est le fascisme ? » Je ne le vois pas non plus, ce fascisme dont on nous rebat les oreille et dont même Lionel Jospin concéda que c’était une arme uniquement utilisée pour effrayer. LR a contribué à créer les peurs sur lesquelles il reproche au FN de surfer.

Donc, vous l’avez compris, je vais rejoindre mes compatriotes qui ne se retrouvent plus dans la vision des vieux ténors de ce parti de menteurs et tripatouilleurs, plus préoccupés de leur propre sort que de l’avenir de notre pays.

Maintenant, c’est de la France et de sa civilisation, de son génie, de son histoire, de sa culture qu’il s’agit en premier lieu ; c’est la dernière préoccupation d’un Macron les ignorant, voire les injuriant. Comment peut-on prétendre être le chef d’un pays que l’on méprise ?

Votre amour pour notre pays, votre amour de la France vous conduiront à adopter le seul choix clair. C’est son destin et le nôtre qui se jouent, nous attendons maintenant votre engagement pour elle à nos côtés.

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