L’effondrement économique n’a rien à voir avec le Brexit


Député européen du groupe ENL

 

La raison première du Brexit est rappelée par le professeur Tyler Cowen sur son blog : l’immigration ! Je le cite : « Si vous pensez que le vote “Leave” ne cherche pas à limiter l’immigration pakistanaise, vous êtes à côté de la plaque. » L’immigration de populations pauvres a un coût immense que le spécialiste en économie du développement, Gérard Pince, chiffre à 65 milliards d’euros par an pour la seule France. Sans parler des problèmes d’identité !

Les partisans du maintien dans l’Union européenne ont rivalisé de fausses études pour effrayer les populations et faire croire que, s’ils quittaient l’Union européenne, leur niveau de vie baisserait. Comme le démontre la Suisse, être un petit pays hors de l’Union européenne ne condamne pas à la pauvreté. Dans son livre L’Europe en crise. Que faire ? (2005), Maurice Allais notait que la croissance française était passée de 4 % entre 1950 et 1974 à 1,6 % entre 1974 et 2004. Soit une baisse de 60 %. S’il avait poursuivi les courbes depuis 2008, il aurait constaté que la croissance était tombée à 0. Et que la baisse atteint 100 % !

Les économistes, qu’ils soient du ministère des Finances anglais ou de l’OCDE, ont même fait des prévisions à 15 ans. Comme s’il était possible de prévoir où seront les économies mondiale et britannique dans 15 ans ! Le ministère des Finances a prévu que le Brexit coûterait 4.300 livres à chaque famille anglaise et que le déficit budgétaire s’accroîtrait de 36 milliards de livres. Quelle farce !

Les tenants du système (journalistes, grandes entreprises, banquiers, fonctionnaires européens) nous avaient prédit un effondrement de la livre sterling et un effondrement des marchés boursiers. L’effondrement boursier n’a duré qu’un jour ! Quant à l’effondrement de la livre, pour un euro, on avait 0,76 livre. Après le Brexit, on est passé à 0,83 livre et, le 7 juillet, à 0,86 livre. Soit une baisse de 12 %, bien loin des 30 % annoncés par le grand spéculateur Soros. Qui plus est, c’est une bonne nouvelle pour l’industrie et le tourisme anglais, qui seront plus compétitifs !

Si effondrement il devait y avoir, il n’aurait rien à voir avec le Brexit, mais tout avec les politiques monétaires délirantes des grandes banques centrales, qui font marcher la planche à billets et impriment des centaines de milliards de dollars, de yens ou d’euros. Le magazine L’Expansion a fait sa une de juin sur « Un monde de dettes ». Avec des titres qui devraient faire peur aux Français s’ils lisaient les journaux, ou si les grands médias osaient évoquer les vrais sujets d’inquiétude : « Un endettement record dans l’Histoire », « Les bombes françaises » (hôpitaux, UNEDIC, Sécurité sociale, collectivités locales) avec, comme solutions, se serrer la ceinture, euthanasier les rentiers, faire défaut, etc.

Le Figaro Économie du 28 juin titrait : « Rome prête à renflouer les banques italiennes en péril ». Sans cette aide publique, le gouverneur de la Banque d’Italie expliquait que « ces banques pourraient créer une instabilité financière ». Le système bancaire italien est en voie d’effondrement et le Brexit serait le problème ?

Député européen du groupe ENL

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