L’écriture inclusive n’est qu’un déni culturel

 

Après le milieu scolaire où les Éditions Hatier se sont déjà vantées d’avoir publié un manuel de CE2 en écriture inclusive, les universités françaises sont de plus en plus nombreuses à utiliser cette écriture idéologique dans leurs communications officielles sous la pression des groupuscules d’extrême gauche.

De tous les apports civilisationnels, la langue française est probablement le plus beau legs. Le français, langue de l’État depuis 1539, langue du savoir sous l’Encyclopédie ou encore langue de la patrie le 18 juin 1940, est le fruit d’une construction pluriséculaire. Témoignage vivant du génie français et de l’unité de son peuple, cette mélodie linguistique fascine au-delà de ses frontières et a inspiré les plus grands écrivains et penseurs qui ont offert au monde la vision d’une nation émancipatrice et rayonnante.

Ce patrimoine linguistique, ciment de notre unité nationale et garante de notre histoire, est aujourd’hui mis à mal par des expérimentations visant à abêtir l’homme en le privant de sa plus belle arme : les mots.

Le fait même que des universitaires et des « intellectuels » prônent une version dégénérée de cette langue est chaque jour un coup de poignard supplémentaire porté à notre mémoire collective. Enlaidir et bêtifier un tel patrimoine au nom d’une idéologie déconstructrice est profondément inquiétant au regard du climat social actuel.

Que penserait aujourd’hui Simone Veil, l’une des plus grandes féministes françaises, femme de lettres, amoureuse de la langue française et grande académicienne, d’un tel dévoiement de son combat ?

Ne nous y trompons pas, ce genre de revendication au nom du féminisme est une chimère qui cache une volonté de détruire la nation française – coupable, raciste et misogyne – par des progressistes et des militants d’extrême gauche qui s’attaquent au fondement même de ce qu’est la France : sa langue – en clair, le témoignage même de son existence.

Avec ce procédé orwellien qui dessert la cause féministe, on élude les vraies problématiques et on ne peut que constater tous les jours que la place des femmes dans la société recule. Il est indéniable que les femmes des années 1970–1980 était beaucoup plus libres que dans notre société actuelle.

Les « nouvelles féministes » qui réclament l’utilisation de cette écriture hasardeuse et doctrinale sont les mêmes qui se sont tues lors des agressions sexuelles à Cologne ou lors des différents reportages sur les femmes des quartiers exclues de l’espace public et cantonnées à leurs appartements ou aux jardins d’enfants.

Dès lors, on comprend fatalement que le combat féministe n’est qu’un prétexte qui cache un projet politique beaucoup plus sombre visant à déconstruire des siècles d’histoire nationale au nom d’un projet culpabilisant et globalisant, faisant table rase du passé. Ne nous rendons pas complices de cette mascarade.

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