La leçon de Léon XIII

« À qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines. » C’est le pape Léon XIII qui fait cette déclaration dans son encyclique Rerum novarum de 1891.

C’est peu de dire que notre société est en complète décadence et que le processus s’accélère très dangereusement, à tel point que la solution mise en œuvre est, tout simplement, le remplacement des populations occidentales par du « sang neuf » venu essentiellement du Sud : on va laisser mourir tranquillement la société actuelle, comme on laisse pourrir les branches mortes des arbres, pour lui substituer un nouveau « prolétariat », un nouveau servage bien plus docile, jeune, motivé, productif, avec des esprits cadenassés dans une pseudo-religion qui assimile le spirituel au temporel, donc qui nie le spirituel.

On retrouve là une idée chère à Jacques Attali, le « directeur de conscience » de Macron qui, quoiqu’il s’en soit défendu, prônait l’euthanasie dès 65 ans afin d’éliminer les improductifs.

En France, en dépit de ce que racontent les organes de pure propagande que sont les médias, les 100.000 demandeurs d’asile officiels sont accueillis à bras ouverts : on les loge, les indemnise, leur offre toute la protection sociale nécessaire, on les soigne gratuitement, la Caisse d’épargne leur ouvre un compte bancaire avec carte de crédit. Tout cela vaut bien une rallonge budgétaire de 300 millions.

Un demandeur d’asile en France est mieux traité qu’un agriculteur qui bosse douze heures par jour, sept jours sur sept et douze mois sur douze, ou qu’un petit vieux retraité solitaire qui se nourrit grâce à Coluche, ou qu’un étudiant pauvre, ou qu’un SDF dont l’espérance de vie est d’une trentaine d’années.

Il y a, dans tout cela, quelque chose de profondément immoral, de profondément indécent.

Certes, on doit accueillir l’étranger qui frappe à sa porte, mais est-on réellement obligé d’en « faire autant » ?

Revenons-en à Léon XIII.

On peut, certes, laisser pourrir les branches des arbres jusqu’à ce qu’elles tombent une à une. Mais on peut aussi élaguer tout ce qui nuit à l’arbre et lui permettre de se régénérer tout seul par ses racines en se débarrassant des branches mortes ou malades. À condition, bien sûr, que les racines soient solides et bien entretenues.

Nos sociétés occidentales se sont débarrassées des barbares – Huns, Vikings et autres Mongols et Wisigoths – grâce au christianisme. C’est une vérité historique indéniable que de constater que c’est l’évangélisation qui a permis la création du monde occidental, et c’est ce monde occidental qui a largement contribué au développement de l’humanité.

Alors, on voit bien où est le salut du monde, tout spécialement en ce temps de Noël où un Sauveur nous est né. Un Sauveur qui renaît chaque année, mais que l’on n’écoute guère ! On veut même nier cette naissance en supprimant ce merveilleux symbole qu’est la crèche. Le pape François ferait bien de lire ou relire les encycliques de Léon XIII, comme le faisait Jean XXIII.

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