Culture - Editoriaux - 8 septembre 2018

Le Puy du Fou, un rêve d’enfance de 4 à 99 ans !

et plus...

Après avoir assisté, pour la cinquième fois, à la Cinéscénie et vibré aux spectacles du Grand Parc, j’ai baptisé ce parc d’Histoires Le Puy du Ouf, tant les superlatifs sont inépuisables pour décrire ce que Philippe de Villiers et ses 4.000 Puyfolais nous offrent.

À la sortie de la Cinéscénie, j’ai surpris la réflexion d’un ado à ses parents : « C’est le plus beau spectacle du monde. » C’est bien un privilège que de pouvoir s’émerveiller devant un tel spectacle. Tout y est, le texte brillant et émouvant de Philippe de Villiers, la musique, l’extrême qualité du son, les milliers de costumes de toutes les époques, les galops de cinquante chevaliers sur la plus grande scène du monde, l’émotion extrême lorsque la petite fille au tambour s’écroule sous le feu des colonnes infernales. Il y a aussi l’embrasement du château, des villages, des moulins à vent, les paysans qui tombent sous les balles des hommes de Turreau. Il y a aussi (plus réjouissant) l’arrivée de François Ier et le grand bal populaire, mais aussi les poilus de 14, et le peuple en exode imagé par 300 figurants, tous bénévoles comme les 3.000 acteurs.

Puis un final qui n’en finit, heureusement, pas. Avec ces gracieux jets d’eau qui, au milieu de feux d’artifice, font danser le lac du Puy du Fou. Et d’autres feux d’artifice qui illuminent l’incroyable scène qui s’étale sur 800 mètres devant les tribunes. Et cette vingtaine de drones Néopters qui font flotter autant de drapeaux tricolores alors que s’écrit, en laser vert, le mot LIBERTÉ. En fait, comme me le disait mon voisin venu de Lille : « Je reviens l’an prochain, c’est inouï, je n’arrête pas d’avoir des frissons. »

Des frissons, vous en aurez toute la journée dans le Grand Parc pendant les représentations qui, de la course de quadriges dans l’immense Colisée de 6.000 places à l’attaque des Vikings, vous emmènera dans un fabuleux Bal des Oiseaux interprété par 300 oiseaux, dont le plus grand fait 3,50 m d’envergure. J’ai personnellement retenu Le Grand Panache, à qui un jury américain a décerné le prix du meilleur spectacle du monde, qui raconte la vie d’Athanase Charette. Et puis cette traversée d’une tranchée qui vous permettra d’imaginer ce que fut la vie infernale des poilus de Verdun. Larmes garanties à la sortie. Et quel talent technologique ! Là encore, cette « attraction » (terme réfuté par Philippe de Villiers) a été récompensée internationalement. Et puis le dernier-né du Puy du Ouf : le Mystère de la Pérouse, dont Louis XVI sur l’échafaud eut la délicatesse de demander des nouvelles de l’expédition partie à la conquête du monde neuf ans auparavant.

Les ingénieurs du Grand Parc vous font revivre, à l’intérieur de l’Astrolabe, ce voyage périlleux et scientifique. À l’arrivée du cap Horn, le navire tangue, et vous aussi ; vous voyez, depuis la dunette, les flots déchaînés et vos jambes vacillent. Plus au nord, vous apercevez un iceberg et vous avez froid. Puis c’est le naufrage. L’eau envahit l’Astrolabe de tous côtés, en une cascade qui vous fait vivre la catastrophe comme si vous y étiez. Mais vous y êtes, comme vous avez été l’un de ces poilus dans la tranchée de Verdun, car tout paraît vrai, avec une foultitude de détails, des plantes vertes emmenées à bord au varan récupéré sur une île. Même les assiettes du bord ont été reconstituées d’après un exemplaire retrouvé sur l’une des deux épaves au large de l’île de Vanikoro, dans les îles Salomon.

Vous vous demandez pourquoi je vous parle du Puy du Fou alors que la Cinéscénie achève ses représentations pour cette saison ? Eh bien, sachez qu’il faut réserver dès maintenant pour l’an prochain ! Mais vous avez encore le temps de parcourir le Grand Parc puisque, cette année, il a prolongé son ouverture jusqu’à la Toussaint. Un Grand Parc devenu, depuis 2012, « le plus beau parc thématique du monde ». Un rêve d’enfant. Celui de Villiers, et le nôtre, tous âges confondus.

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