Editoriaux - Sciences - 23 septembre 2018

Le doute scientifique aurait-il définitivement vécu ?

N’en déplaise à certains, dont le zèle obsessionnel à se précipiter à l’assaut des éoliennes évoque un Don Quichotte se ruant à l’assaut des moulins, toute affirmation sans preuve perd toute valeur scientifique et ne résonne, au mieux, que comme une incantation !

Ainsi, déjà, affirmer catégoriquement, suivant ainsi fidèlement la doxa scientifiquement et politiquement correcte, qu’Albert Einstein est le « père » de la « théorie de la relativité », c’est faire fi du caractère multiple d’une paternité que les observateurs scientifiques impartiaux s’accordent à reconnaître. Les éléments fondamentaux de ladite théorie sont généralement attribués à Henri Poincaré !

D’autres éléments peuvent être revendiqués par des scientifiques de moindre notoriété, mais non de moindre mérite, dont le seul tort fut de ne pas avoir eu le génie de la communication d’un Einstein pour pouvoir accéder à la célébrité.

De même, affirmer, sans donner le moindre chiffre, sans fournir la moindre étude qui pourrait servir de base de discussion, que l’éolien serait une grande source de pollution alors que le nucléaire serait paré de tous les bienfaits de la Terre relève plus d’une affirmation politique caricaturale que d’une étude scientifique.

Cela est d’autant plus vrai que les « pro-nucléaires » inconditionnels « oublient » de prendre en compte le coût et les pollutions résultant du démantèlement des sacro-saintes centrales, et celui de la neutralisation des déchets quasi éternels produits par ces merveilles technologiques !

Glorifier le caractère « visionnaire » du général de Gaulle, se féliciter qu’il ait engagé la France dans la voie nucléaire, c’est ignorer superbement les milliers de morts, de malades, de souffrances humaines, animales et végétales déjà subies, outre celles promises à un nombre encore inconnu de générations futures sacrifiées sur l’autel du nucléaire.

Tchernobyl, Fukushima sont les cris torturés et vivants, actuels et scientifiquement observables de ces monstruosités que nous devons à nos centrales nucléaires chéries, si adulées par certains adorateurs du dieu Atome.

Oublier que le pendant du Yin est bien le Yang, comme oublier qu’occulter des faits, des vérités ou nier l’existence d’observations qui se refusent à cadrer avec vos théories ou vos convictions privent, sans appel, tout travail du caractère et du label de « scientifique », quels que puissent être les titres de celui qui le présente.

Mais oui ! Faut-il le rappeler à des hommes dits de science que le doute est la base de toute recherche scientifique ?

Comme l’exprima si bien Claude Bernard : « Il faut douter, mais ne pas être sceptique. »

Pour avoir oublié ce principe fondamental, nombre de scientifique actuels ont, hélas, confondu militantisme et démonstration scientifique rigoureuse.

Cela confère à leurs travaux et à leurs communications dans la presse ou les revues scientifiques un caractère incertain, inhérent au fait même qu’ils se sont crus autorisés à se priver du doute scientifique.

Comme l’affirma justement, il y a près de trois cents ans, cet excellent Charles Maurice de Talleyrand-Périgord : « Tout ce qui est excessif est insignifiant. »

L’absence de ce doute nous incite à effectuer un tri drastique dans le degré de crédibilité que nous pouvons accorder, non seulement à certaines théories, mais encore à ceux qui, en toute connaissance de cause, n’hésitent pas à les véhiculer et à les proclamer vérités d’Évangile, induisant ainsi en erreur ceux qui leur font confiance.

Pouvons-nous espérer que, demain, l’erreur scientifique ne résulte plus jamais de l’occultation du doute ?

Seule l’Histoire pourra nous donner un jour la réponse, à condition qu’elle n’ait pas été elle-même, comme trop souvent, « formatée » par certains, à l’abri du doute !

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