Le carburant de la révolte

Macron porte atteinte, en permanence, à la dignité des citoyens français en difficulté.
Son mépris affiché pour cette population qui « fume des clopes et roule en diesel », dixit Benjamin Griveaux (porte-parole de son gouvernement), est symbolisé par sa déclaration de fin juin 2017, alors qu’il était en visite dans un incubateur de start-up (la station F), bâti dans une ancienne gare : « Une gare, c’est un lieu où on croise les gens qui réussissent et les gens qui ne sont rien. »

Ne cherchez pas ailleurs le carburant de la révolte des gilets jaunes. Aucun président de la République française n’a osé, un jour, parler de cette manière au peuple de France. Et si la comparaison de cette crise profonde que traverse aujourd’hui la société française avec celle de 1789 n’est pas dénuée de fondement – « Emmanuel Macron, c’est Louis XVI au moment des états généraux, qui reçoit les cahiers de doléances mais qui n’y comprend rien », analyse Stéphane Sirot, historien et spécialiste des syndicats et des mouvements sociaux (Le Parisien du 2 décembre -, une différence notable existe entre les deux hommes qui incarnent le pouvoir dans ces deux époques. Au départ, Louis XVI n’est pas la cible du peuple, alors que Macron suscite, lui, un rejet total dès le début. Il faut dire que l’hôte de l’Élysée fait tout le nécessaire pour cela, et sa gestion de la crise, fondée sur le pourrissement du mouvement des gilets jaunes, met notre République en danger.

Plus la crise durera, plus la proportion de gilets jaunes radicaux sera forte et la récupération du mouvement par la gauche extrême, hostile à nos institutions de la Ve République, prendra corps.

Si Macron n’éprouve que peu de sentiments pour le peuple de France, les gilets jaunes le lui rendent bien. Ils n’en sont plus au stade du sentiment, en ce qui concerne leur perception d’une nature méprisante du chef de l’État pour les gens modestes.

Alors que les Champs-Élysées et ses alentours ne sont plus qu’un champ de ruines, le président de la République ne trouve rien d’autre que de se transformer en expert d’assurance qui vient sur les lieux du sinistre estimer les dégâts. Et alors qu’il est urgent de retisser un lien avec les Français en difficulté et d’étudier leurs revendications, ce monarque des temps modernes préfère camper sur une ligne de maintien de l’ordre pour mieux anéantir toute velléité de durcissement des gilets jaunes.

Ces derniers, face à ce mépris et à cette fin de non-recevoir, ont-ils un autre choix que de « taper plus fort » ?

Comme leurs ancêtres de 1789, leurs demandes principales sont justes et légitimes.
Ne pas être accablé d’impôts et de taxes pour pouvoir se loger, se chauffer, se nourrir correctement, se déplacer pour assurer le quotidien et, notamment, aller vers leur lieu de travail ne ressemble pas à un caprice d’enfant.

Un référendum sur la politique à suivre en matière énergétique pourrait trancher le désaccord profond entre une majorité des Français et le gouvernement. Si le résultat de cette consultation n’allait pas dans le sens du projet gouvernemental, et si Macron persistait à ne pas entendre le cri de son peuple, alors la dissolution de l’Assemblée nationale deviendrait inévitable pour nous sauver du chaos.

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