Entretien - Politique

Anne Lorne : « Laurent Wauquiez est fidèle, enraciné, il ne change pas d’avis ! »


Conseillère régionale Auvergne-Rhône-Alpes

 

Anne Lorne, conseillère régionale Auvergne-Rhône-Alpes, apporte son soutien à Laurent Wauquiez. Elle explique pourquoi.

Plusieurs candidatures se sont déclarées ces jours-ci pour la présidence des Républicains.
Vous avez choisi de soutenir et de suivre Laurent Wauquiez.
Pour quelle raison ?

Je le soutiens d’abord parce qu’il m’a initiée à la politique. Il m’a fait confiance et m’a permis de devenir conseillère régionale.
Je le soutiens pour ses idées politiques, pour ses valeurs, mais aussi parce qu’il pose des actes, des actes que je considère comme des renaissances de nos valeurs.
Laurent Wauquiez est un enraciné, c’est un fidèle, il ne change pas d’avis.
Je prends l’exemple récent de dimanche où il a réuni ses proches ainsi que les militants des Républicains au Mont Mézenc.
Il n’était pas obligé d’organiser comme chaque année de façon fidèle son rendez-vous annuel dans un pays rural et loin de la capitale.
Cette façon d’être profondément fidèle et loyal à son territoire est pour moi un acte et un gage de renaissance.
C’est aussi un jeune.
Je crois qu’il a compris les différentes révolutions qui traversent notre pays et notre société, et en premier lieu la révolution numérique et le boom du digital.
A la région, nous mettons tous les jours en œuvre cet accompagnement d’investissement dans tous les domaines, santé, social, le handicap et l’économie collaborative.
Il a aussi cette révolution des consciences née en 2012.
Je crois qu’il a pigé que pour conserver, il faut savoir bien transmettre.

Vous avez parlé des valeurs, et notamment du conservatisme.
Il a affirmé au moment où il a présenté officiellement sa candidature qu’il voulait une droite « vraiment de droite ».
C’est quelque chose que l’on a entendu plusieurs fois.
« Être vraiment de droite », qu’est-ce que cela veut-il dire pour vous ?

Je ne suis en aucun cas son porte-parole.
Je sais néanmoins que nous travaillons et nous travaillerons à définir des grands principes.
Les valeurs sont très souvent subjectives, tout le monde s’en réclame.
Je crois qu’aujourd’hui être de droite c’est aussi avoir des grands principes.
Il s’agit par exemple de la liberté et la responsabilité non dissociables, l’équilibre Europe/Nation, le droit des peuples et aussi la question de la transmission, notre héritage de la langue française et puis celle de son identité, du refus du multi-culturalisme ambiant.
Je crois qu’il a compris l’urgence de l’équité sociale, de la protection des classes moyennes et de bien protéger ceux qui travaillent pour qu’ils puissent vivre dignement de leur travail.
Tout cela exigera du pragmatisme, des nouveaux visages et du courage.
Depuis trop longtemps, la droite a manqué de courage.
Aujourd’hui, elle doit faire le job. Elle doit cesser de se comparer à la gauche, de recycler les vieilles idées de la gauche ou de faire l’inverse de ce pour quoi elle a été élue.
C’est dans ce sens que je me trouve au côté de Laurent Wauquiez.
Ce que nous mettons en œuvre à la Région sont ni plus ni moins que nos engagements de campagne.
J’ai cette culture d’entreprise, je suis chef d’entreprise et je ne dis pas ce que je ne peux pas faire.
Je dis ce que je vais mettre en œuvre et derrière, je l’affirme.
C’est un homme d’action, un enraciné et un bon leader.

Vous avez évoqué les attaques médiatiques récurrentes qui sont montées contre lui depuis quelques jours.
Comment expliquez-vous ces attaques, alors que les militants de droite réclament très régulièrement dans tous les sondages une droite « vraiment de droite » ?

Quand j’hésite et si j’avais dû hésiter sur cette question de choix d’un candidat pour la présidence des Républicains, j’aurai regardé la position des médias. Lorsqu’ils sont unanimes comme dans la chasse à l’homme derrière Fillon que nous avons vécue pendant un an, je me dis que la position inverse mérite d’être reconnue et encouragée.
Macron, le président de la République, veut adapter la France à la marche du monde. C’est un mondialiste, un citoyen de nulle part et de partout. C’est un déraciné. Il dit que son ennemi est l’assignation à résidence, les gens qui se cantonnent à leur quartier et à leur famille.
Moi, je demande: où vit-il ?.
Comment peut-il dire cela aujourd’hui ?
Notre société a tellement besoin d’enracinement. Cet enracinement, Laurent Wauquiez l’a parfaitement compris car il est enraciné et qu’il est entouré du pays réel.
Il a compris que les Français ont besoin de leur quartier, de leurs écoles, de leur famille.
Tous l’expriment d’une façon différente en parlant de sens, de racines, de prendre soin de l’autre.
En tout cas, ils cherchent auprès de leur famille la stabilité et la sécurité dont ils ont besoin.
Ils trouvent dans leur famille ce lieu d’apprentissage de la solidarité et de la fraternité.
Ils trouvent aussi dans la famille, dans l’école et dans leur quartier ce refuge à l’insécurité culturelle ambiante.
En défendant ces valeurs d’enracinement, Laurent Wauquiez est tout simplement la seule opposition réelle à Macron le mondialiste.
Je crois que Wauquiez peut s’y attaquer parce qu’il est à la fois enraciné et fidèle, mais il est aussi réformateur et audacieux. Il a une vraie vision.
Cela fait très longtemps que la droite n’avait pas eu quelqu’un qui avait une vision qui n’était pas une vision politique électoraliste de court terme.
Il est très difficile de ne pas se soumettre à la dictature des médias. Il a vraiment une vision pour le pays, à l’inverse des standards déconstructeurs qui nous dirigent depuis 30 ans et que je vois dans le paysage depuis que je suis née.
C’est de bon augure pour la reconstruction de la droite au service du bien commun qu’est notre France.

Conseillère régionale Auvergne-Rhône-Alpes

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