Editoriaux - Immigration et diversité - 12 septembre 2018

Laurent Alexandre, chronique de la soumission ordinaire…

"Vous êtes trop exigeant : on ne peut pas demander à des migrants venant de pays profondément homophobes de devenir gay-friendly en 2 mois !"

Dans un tweet publié le dimanche 9 septembre, le docteur Laurent Alexandre, urologue de son état, mais qui est également expert autoproclamé sur les questions de bioéthique, a réagi à une info révélant l’agression d’un mineur homosexuel par des migrants. Face à la véhémence de certains commentaires, il s’est fendu d’une analyse qui en dit long sur l’état de déliquescence de la société actuelle :

« Vous êtes trop exigeant : on ne peut pas demander à des migrants venant de pays profondément homophobes de devenir gay-friendly en 2 mois. Il faudra des années pour partager nos valeurs de tolérance. Nous devons être patients ! Oui la communauté LGBT doit être prudente en attendant. »

Si Ambroise de Milan nous a fourni la célèbre maxime « À Rome, fais comme les Romains », qui a traversé les siècles, le docteur Alexandre nous propose une nouvelle vision de la vie en société : « En France, fais comme bon te semble. » Derrière un message qui se veut empli de « tolérance » se cache le danger mortel de chaque civilisation : le multiculturalisme.

La nouvelle marotte de la pensée cosmopolite est de présenter « l’Homme » comme une abstraction. Les différences culturelles, tout comme les religions, qui structurent pourtant les civilisations depuis des siècles n’existent pas, et le mondialisme estime désormais que chaque être équivaut à un autre. Tout est vu comme construction sociale et, ainsi, un Afghan arrivant en Europe devient, de fait, un Européen comme les autres.

Mais cette philosophie se heurte malheureusement au réel. Si vous venez d’un pays où l’homosexualité est un crime, où la femme est inférieure à l’homme, où votre dogme religieux est supérieur à la loi locale, il est évident que vous vous confrontez frontalement aux valeurs du pays qui vous accueille. Quand, en plus, celui-ci accueille tellement d’ethnies différentes que l’assimilation devient impossible, le choc des cultures est inévitable. Mais pour notre bon docteur, ce n’est pas à « l’autre » de se soumettre aux coutumes locales, mais à l’indigène de s’adapter à la pratique du nouvel arrivant, quitte à subir des violences. Les apôtres du « mondialisme heureux » sont prêts à toutes les compromissions pour défendre le concept du « vivre ensemble », authentique ingénierie de soumission créée par le néolibéralisme pour justifier l’apport de l’immigration dans l’économie.

L’apport d’une immigration, toujours plus nombreuse, aux cultures totalement opposées aux nôtres présente un défi mortel aux nations occidentales, que l’histoire du XXe siècle a grandement affaiblies. En France, le problème est encore plus prégnant par le modèle politique de la démocratie libérale qui, par ses valeurs abstraites, et l’idée de « dictature du nombre », la rend intrinsèquement fragile. Incapable de proposer un cadre de valeurs fort et structurant à ses nouveaux arrivants, soumise aux anathèmes de l’antiracisme victimaire et du « droit-de-l’hommisme », la République couve dans ses entrailles mêmes la destruction de sa civilisation millénaire et la mort de son peuple.

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