Sexe

« L’anatomie complète du clitoris » décrite dans un manuel scolaire : « Tout, tout, tout… »

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Dans la guerre que mènent les femmes aux hommes, représentants odieux de leur asservissement, il n’y a pas de petites escarmouches mais que de potentielles victoires… Le Point, pour fêter le quarantième anniversaire de l’éducation sexuelle à l’école, fait une rétrospective des progrès ou retours en arrière de la matière…

À l’occasion du premier manuel qui décrit précisément « l’anatomie complète du clitoris » (à la grande joie des féministes) pour les quatrième, le respectable journal nous rapporte que, durant ces quarante années, la tendance a été plutôt à l’émergence d’une certaine pudeur, sur la représentation de la reproduction, envers les jeunes. Parlons plutôt d’une aseptisation du discours sur la reproduction en tant que telle. Pourtant, Le Point touche du doigt, dans sa conclusion, le problème majeur : lier l’acte d’amour le plus pur, nécessaire corollaire de la fécondation, aux problématiques sociétales comme la lutte contre l’homophobie, contre le porno, contre le sexisme, pour la contraception et l’avortement, etc.

C’est justement parce qu’il a fallu faire de la place à ces problématiques sociétales que l’on a aseptisé la représentation, afin d’isoler l’acte pour avoir un enfant, détaché de la notion d’amour. Ou plutôt, a contrario, nous avons tellement promu l’acte sexuel comme un divertissement, un besoin nécessaire, une consommation, que nous l’avons complètement détaché de la procréation. Il s’agit là de deux faces d’une même pièce que nous ne regardons que d’un seul côté en ignorant l’autre.

Nous ne voyons aujourd’hui l’acte sexuel que comme l’addition de deux (ou plusieurs) satisfactions : celle des deux « partenaires » (on notera, à ce propos, la contractualisation des termes en matière d’amour, qui est parfaitement révélatrice du temps). Cette vision remplace celle d’une fusion de deux corps et âmes, qui est la suite logique du mariage chrétien par exemple (« ainsi ils ne sont plus deux, mais une seule chair » Matthieu, 19-6).

Vous l’avez compris, l’individualisation de la pratique sexuelle a éloigné les hommes des femmes. Le doute sur l’orientation sexuelle, instillé dès le plus jeune âge par les associations de lutte contre « cequevousvoulez », isole les individus. À longueur de scolarité, on rabâche aux élèves la diversité des sexualités, des pratiques sexuelles et des façons d’avoir du plaisir seul ou accompagné : on crée une dépendance que la plupart ne consommeront que dans la pornographie.

On met au banc la pornographie comme un mal de notre temps, mais on favorise les événements culturels qui mettent en scène tout ce qu’on peut y trouver : par exemple, la queer week et ses ateliers dog training (principe : un maître, un soumis [un chien]) ou bondage (l’art de faire des nœuds, spécialité de marin sans doute…). On met en garde contre le danger que la pornographie peut être pour un enfant notamment (quoique, pour les adultes, ce ne soit pas beaucoup mieux) mais on veut que le film La Vie d’Adèle soit vu par les plus de 12 ans ou on présente la version hardcore de Nymphomaniac au Festival de Cannes en 2014…

À notre époque, il n’y a aucun terme plus dévoyé que le mot « amour ». Chacun le relativise alors qu’il porte en lui l’idée la plus absolue qui soit… « L’infini mis à la portée des caniches », vous disait Céline ! « Dieu rit de ceux qui déplorent les effets dont ils chérissent les causes », vous disait Bossuet…

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