Culture - Editoriaux - Musique - People - 8 octobre 2018

Laeticia Hallyday, épisode 2 : Ah, le veuvage… un métier !

L’Histoire nous offre de beaux personnages parmi lesquels les veuves ne sont pas en reste.

C’est, par exemple, un fait établi que le veuvage, aux XVIIe et XVIIIe siècles, offrait aux femmes des catégories sociales élevées la possibilité de gérer en toute liberté leur fortune et leurs amours.

On en connaît ainsi de fort célèbres. On songe à Madame du Deffand, ou même à la veuve Scarron avant qu’elle ne devienne Madame de Maintenon et abatte le voile noir du jansénisme sur Versailles…

Égayant, d’ailleurs, les salons des premières, le champagne eut aussi ses grandes dames. Elles sont ainsi nombreuses à l’avoir fait mousser, car la Champagne et le champagne sont riches en riches veuves. La raison, nous dit-on, tient au fait que les vignes vont au premier enfant, quel que soit son sexe, et se transmettent d’époux à époux. Ainsi la veuve Clicquot-Ponsardin, fille du maire de Reims qui fit, en 1798, un beau mariage avec monsieur Clicquot. Le pauvre mourut d’une mauvaise grippe et la veuve de 27 ans fit de son bien un empire. Cinquante ans plus tard, madame Pommery se révéla elle aussi un génie des affaires, puis, au siècle dernier, ce fut Lily Bollinger, la dame qui servait la reine d’Angleterre et surveillait ses vignes à bicyclette.

Veuves joyeuses et heureuses, celles-là étaient avant tout des veuves industrieuses. Notre époque moderne nous fournit d’autres figures, dont Laeticia Halliday pourrait devenir l’emblème.

Cette blonde veuve aux Ray-Ban® vissées sur le nez aurait sans doute bien du mal à animer un salon littéraire, mais l’époque n’aime ni les salons ni la littérature. Les « think tanks » en sont la nouvelle version mais on ne sache pas, non plus, que sa présence y soit remarquée. Non, la jolie Laeticia anime plutôt les nuits et les boîtes du même nom. Zim boum tralala plutôt que métaphysique des mœurs et physiologie de la volonté de puissance. Et pourtant…

Et pourtant, madame Hallyday, jeune veuve de chanteur idolâtré dont la voilà aujourd’hui riche héritière, serait un beau sujet pour la métaphysique des mœurs…

Étant allée éponger son chagrin auprès de ses amis sur les plages de Saint-Barth, les médias à l’affût nous apprennent que la veuve est de retour dans la capitale « pour assurer la promotion de Mon pays c’est l’amour, l’album posthume du chanteur dont la sortie est prévue le 19 octobre ».

C’est chouette, la technologie. Ça permet des choses fabuleuses, aujourd’hui. Tenez, voilà un homme – Johnny – qui était moribond et enregistrait quand même en studio avec une voix de stentor. Comme ce brave Renaud qui, un pied outre-tombe, nous a sorti un album avec des sonorités de premier communiant. Plus de graillon sur la voix ni de chat dans la gorge, des octaves à gogo, lifting du minois et des cordes vocales.

Madame veuve Hallyday, donc. En procès avec ses « beaux-enfants », comme on disait dans la France de Pompidou. Objet du litige : c’est qui qui va toucher les sous ?

David Hallyday et Laura Smet, enfants de l’idole des jeunes, des moins jeunes et des déambulateurs avec prothèse du genou et de la hanche, s’estiment déshérités par le testament de leur père. On les comprend. C’est que le testament du chanteur, sur les bons conseils de la mamie de Laeticia et de sa sainte famille, a été rédigé en 2014 « sous l’empire du droit américain ». Lequel privilégie la veuve et les deux filles d’icelle. Saisi en référé en avril dernier par les deux héritiers, le tribunal de Nanterre leur a refusé tout droit de regard sur le disque à paraître. Une première audience est prévue le 22 novembre en France « pour débattre de la compétence du tribunal ». À cette date, le disque sera sorti, « promu », vendu, et la veuve sera partie retrouver ses bons amis sous les tropiques.

Elle va bien, est « entourée de célébrités ». Manque plus qu’un remariage sous le regard ému de Brigitte Macron à la Madeleine et la France prendra un demi-point de PIB !

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