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Justin Trudeau, l’archétype de l’homme politique occidental

Satiriste polémiste
 

Depuis mercredi, Manuel Valls est en visite officielle au Canada à l’invitation de son homologue canadien, Justin Trudeau, un beau gosse charmeur qui risque de rappeler à l’hôte de Matignon l’agaçant physique d’Emmanuel Macron. C’est l’occasion, pour les Français, de faire connaissance avec ce politicien canadien qui caricature jusqu’à l’outrance l’Homo politicus occidental.

Justin Trudeau, le Premier ministre canadien, est en effet sorti de l’anonymat en France à la fin de l’été lorsqu’il s’est prononcé contre les arrêtés anti-burkini pris par une poignée d’édiles, profitant de l’occasion pour sermonner les Français au sujet de leur islamophobie.

Justin Trudeau s’est aussi illustré en autorisant le port du voile dans la police canadienne et il n’a pas manqué de poser aux côtés de migrants sous les applaudissements de son public nourri au bon grain de l’immigrationnisme.

Mais Justin Trudeau est aussi l’un des tout premiers chefs de gouvernement en exercice à avoir participé à une Gay Pride, souriant, en chemise rose, sous les applaudissements de manifestants enthousiastes nourris au bon grain de l’homosexualisme depuis leur tendre enfance. Justin Trudeau ignore-t-il que, dans les familles où les femmes portent le voile, on apprend généralement aux enfants que c’est l’enfer qui attend les homosexuels et que ceux-ci méritent la peine de mort ?

Non, Justin Trudeau le sait parfaitement.

Mais Justin Trudeau n’en a cure ! Justin Trudeau fait carrière. Justin Trudeau est un leader libéral. Il sait ce qu’il faut faire et ce qu’il faut dire pour atteindre le sommet du pouvoir au sein des satellites de l’Empire américain. Peu importe si ses amis de la Gay Pride sont, un jour, victimes de ses amis migrants ou si les nouveaux Canadiens musulmans finissent par s’attirer le féroce courroux des anciens Canadiens matérialistes athées.

Justin Trudeau se contente de faire ce que les puissances économiques et financières attendent de lui : il œuvre à la destruction des cellules de base de la civilisation occidentale – la famille et la nation – et, grâce à cela, lui, il s’élève. Lorsque les Canadiens se seront lassés de lui, il aura un poste important au FMI ou à l’ONU, à l’image de Donald Tusk, ex-Premier ministre libéral polonais qui a été nommé président de l’Union européenne au moment même où il battait des records d’impopularité dans son pays. Personne ne le connaît parmi les 500 millions d’Européens, mais cela n’a aucune importance : Donald Tusk et Justin Trudeau sont des gens importants au sein de l’oligarchie mondialisée.

Mais ce n’est pas tout : Justin Trudeau se trouve être, également, le fils de Pierre Elliott Trudeau, qui occupa presque sans interruption le poste de Premier ministre du Canada de 1968 à 1984. C’est que, pour atteindre les sommets, la corruption idéologique ne suffit pas : il faut aussi être né au sein de l’aristocratie néolibérale.

De belle apparence, de bonne naissance, immigrationniste, islamophile, féministe, homosexualiste, carriériste, irresponsable : aucun doute, Justin Trudeau est bien l’archétype de l’homme politique occidental.

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