Journée de la femme : ces féministes qui trahissent les femmes…

Jeudi 8 mars, voici donc la Journée de la femme. Quoique ce ne soit pas si simple, selon qu’on dise « Journée de la femme » ou « Journée des droits de la femme ». À en croire la sémantique ambiante et Le Huffington Post, la première expression renvoie à la « femme blanche, hétérosexuelle et mince » », tandis que la seconde fait référence à toutes celles qui ne participent pas de ce « stéréotype » ; ce qui fait tout de même un sacré paquet de filles.

Ça peut, néanmoins, faire la différence. La preuve par ce scandale remontant à 2015, quand la Caisse d’épargne édite une carte bancaire dessinée par la styliste Chantal Thomass, montrant lingerie et rouge à lèvres du plus bel effet. Sans donner dans l’excès « genré », il n’est pas improbable que tout cela aurait été peut-être moins efficace – en termes commerciaux s’entend – avec des images de perceuses ou de tondeuses à gazon. Mais ne nous avançons pas.

Deux ans plus tard, plus question de fièvre acheteuse, mais d’une « grève internationale des femmes », prônée par une cinquantaine de pays. Avec l’épidémie de migraines y afférant, surtout le samedi soir ? L’histoire ne le dit pas.

En revanche, là où cette dernière nous en dit plus, c’est sur les origines de ladite journée. Comme souvent, nombre de faits du quotidien nous viennent des États-Unis. Et c’est donc à l’appel du Parti socialiste d’Amérique, sur proposition d’une certaine Clara Zetkin, membre du Parti social-démocrate d’Allemagne, que la première Journée des femmes voit le jour, le 28 février 1909, de l’autre côté de l’Atlantique, donc.

Alors qu’aujourd’hui, le féminisme se veut sociétal, il est alors social et se confond avec la cause ouvrière. Il est vrai que dans les sociétés capitalistes et protestantes du début du siècle dernier, il y a plus urgent que l’écriture inclusive, tant il est vrai qu’à l’époque, la misère de la condition prolétarienne n’est pas un vain mot. Ainsi, au principal rang des mythes fondateurs de cet anniversaire, cette usine de textile new-yorkaise qui, le 25 mars 1911, s’effondre sur ses ouvrières, tuant cent quarante d’entre elles.

Le 14 juin 1791, en abolissant les corporations (les syndicats de l’Ancien Régime), la Révolution abandonne le peuple dans les mains du grand patronat naissant. Avec la révolution industrielle, ce même peuple est arraché de ses campagnes pour être parqué dans des usines. Autrefois, le travail des femmes, hormis celui des champs et de la maisonnée, pouvait relever du cauchemar éveillé, avant de devenir la norme, même la nuit dans les mines. Le progrès était en marche. Et, déjà, les justes revendications sociales se trouvent noyées dans des actions sectorielles propres à faire oublier les enjeux véritables.

Mais désormais, de Simone de Beauvoir à Caroline De Haas, le féminisme est un féminisme bourgeois. Qui voit dans « la » ou « les » femmes une catégorie sociologique à part entière, sans voir qu’entre la vie d’une riche héritière et celle d’une caissière de supermarché, le seul point commun demeure les organes procréateurs. Oubli des réalités de la violence sociale et mépris de classe aidant, ces féministes d’un genre nouveau ne voient, d’ailleurs, pas en quoi le fait qu’une femme pauvre et indienne puisse louer son ventre afin qu’une autre femme, riche et californienne, ait tout loisir d’échapper à l’inévitable prise de poids et aux vergetures allant généralement avec puisse poser problème.

Cette souffrance, elles ne la comprennent pas. Tout comme elles ne comprennent pas plus celle de Françaises quotidiennement harcelées, dans certains quartiers, par des populations mâles n’ayant souvent rien de français. Elles préfèrent, en fait, se focaliser sur une autre souffrance : la misère sexuelle et la détresse affective de migrants devenus figures emblématiques de luttes n’ayant plus grand-chose à voir avec le légitime féminisme de jadis.

Des féministes qui trahissent les femmes ? Ça s’est déjà vu et ça se voit de plus en plus souvent. Une sorte d’autre éternel féminin, en quelque sorte…

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