Un village pour les gays : vivre ensemble, mais entre soi

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Le 3 août 2013
Ce premier ghetto gay-friendly devrait voir le jour dans le Sud de la France.

À l’heure du tout halal (nouveau grand rayon dans le Carrefour près de chez moi, moteur de recherche certifié halal sur le Net, repas scolaires 100 % halal, etc.), plus rien ne doit nous étonner : la communauté française est en voie d’éclatement pur et simple. Chaque minorité ethnique, spirituelle ou sexuelle a droit à ses joujous. Au détriment de toute cohésion nationale. Alors désormais, si on commence à construire des villages pour homos, que voulez-vous, c’est dans l’air du temps, non ?

Ce premier ghetto gay-friendly devrait voir le jour dans le Sud de la France.

Situé au bord du canal du Midi, à 13 kilomètres de Narbonne, le village sera fermé par une enceinte dans le style condominio sud-américain, et surtout, grande première en terre gauloise… réservé « aux gays et lesbiennes de 50 ans et plus » !

Composé de 107 maisons individuelles (236.000 ou 248.000 euros l’unité), le projet est réalisé par une société britannique, The Villages Group, dont la brochure Internet arbore fièrement le drapeau arc-en-ciel. Sauna, jacuzzi, activités sportives : les retraités auront de quoi savourer une gentille fin de vie.

Après avoir reçu le coup de buzz en pleine tête, Yves Bastie, le maire de Sallèles-d’Aude, la commune d’accueil, s’insurge quant à ce caractère « communautaire » affirmé : « Je n’étais absolument pas au courant quand nous avons donné notre accord. Mais ce projet ne pourra être réservé aux homosexuels car ce serait discriminant. » Il aurait quand même pu se renseigner avant, mais bon… Et puis, économiquement, la venue des ces retraités friqués risque d’être juteuse.

A l’antenne de RTL, le secrétaire de l’association Les Gais Retraités (eh oui, ça existe) s’est néanmoins dit « défavorable » à ce projet. « Les gays doivent s’insérer dans la société, et ne pas faire bande à part. »

En revanche, dans Le Nouvel Obs, Catherine Tripon, porte-parole de l’association LGBT « L’Autre cercle », défend cette volonté des homos de vivre à part : « L’ouverture d’une maison de retraite dédiée à la communauté LGBT ne me choque absolument pas. Une telle structure était inévitable. Elle reflète la réalité de la conjugalité et a le mérite d’éviter les propos nauséabonds et homophobes entendus ces six derniers mois. » Côté argument, madame Tripon a du lourd : « Les cheminots ont bien leur maison de retraite, mais personne n’a jamais rien dit parce qu’on admet que des anciens de la SNCF veulent se retrouver et partager des valeurs et histoires communes. » Vu comme ça, effectivement….

Bien sûr, si les gays veulent s’enfermer dans leur petit Berlin-Est de luxe, pourquoi pas. Mais avec un peu de recul, on peut quand même se demander où la dérive communautariste va nous mener : après le lycée juif, le collège musulman, le village homo, bientôt la résidence pour chauves, l’école pour obèses ? Ce monde qui n’a que « vivre ensemble » à la bouche n’est en réalité qu’un monde d’apartheid….

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