Lâchons le boulet marseillais !

Journaliste
 

Marseille est autant une ville française que l’étaient les villes de l’Algérie d’avant 1962. Un déni de réalité. Bien sûr, la majorité arabo-africaine est encore officiellement sous la coupe de la République française, mais plus pour longtemps, ne rêvons pas.

Le vieillissant Jean-Claude Gaudin est probablement le dernier ou l’avant-dernier maire français de souche ; après, il faudra passer la main. C’est le vent de l’Histoire ! D’ailleurs, depuis quelques mois, les médias mettent fortement en avant Samia Ghali, maire actuel du huitième secteur. Candidate pour les municipales de 2014, elle a le bon profil pour diriger la phase de transition. Algérienne d’origine, socialiste, et visiblement imprégnée de culture républicaine, Samia Ghali sera le symbole parfait.

En attendant, continuellement à la une des faits divers, la deuxième ville de France, pourrie jusqu’à l’os par la corruption et les divers trafics, est devenue un véritable boulet pour la nation. Économique et humain. La bataille démographique est définitivement perdue. Plus de 50 % des jeunes de moins de 18 ans sont d’origine afro-maghrébine. Soyons lucides : Marseille est chaque année moins française.

Il faut peut-être envisager le dégagement. Rapidement. Des accords pourraient être trouvés pour que la minorité européenne qui vit sur place puisse conserver la nationalité française si elle le désire, et tout du moins, qu’elle soit protégée à l’avenir.

Le rapatriement doit néanmoins être sérieusement envisagé pour une grande partie des Français. Marseille ne revendique certes pas son indépendance en dehors des clubs de supporters de l’OM ou de quelques illuminés, et il n’y a pas là-bas de FLN, le pouvoir de la rue étant déjà aux mains de la majorité musulmane. La métropole pourrait donc jouir, dans un futur proche, d’un statut de ville libre ou de “Ville-État” associée. Mais elle devra progressivement acquérir une autonomie économique. La France ne peut plus continuer de payer une fortune pour gérer une fiction.

Le constat est rude, volontairement provocateur, mais n’oublions pas que la France fut jadis plus petite. Sous l’effet des vagues d’immigration conjuguées à sa trop faible natalité, elle se rétracte depuis quarante ans, en des frontières antérieures de quelques siècles. Il faut oser l’admettre pour reconstruire sur une base saine. La Seine-Saint-Denis et la région de Roubaix peuvent elles aussi devenir des enclaves officiellement reconnues d’ici vingt ou trente ans. Les Français disparaissent de ces zones géographiques, et une nouvelle culture a pris la place. Sauf à envisager une folle reconquête militaire, qu’y pouvons-nous ?

En 2016 sera achevée la plus grande mosquée de France à Marseille (7.000 places). La construction a été lancée le 5 juillet dernier, jour anniversaire de l’indépendance algérienne. Tout un symbole.

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