De Verdun aux… « identitaires »

boulevard-voltaire-cheyrouze
Le 11 novembre 2012
Une poignée de jeunes patriotes, héritiers des poilus, rêvent d'allumer la flamme de la résurrection.

Comme chaque année, dans chaque ville et village de France, on va commémorer la fin du grand massacre de 14-18. Aux pieds des monuments aux morts, il y aura des enfants portant une gerbe, des anciens au garde à vous, des élus et une fanfare pour jouer la Marseillaise. Certains reliront les noms gravés sur la pierre, ces patronymes qui respirent la France à plein poumons, ces Deschamps, ces Martin en veux-tu en voilà, ces moissons de Français de souche qui tombèrent au champ d’horreur.

Ce sera peut-être un moment de méditation. On songera qu’il y a près d’un siècle, à Verdun, la jeunesse française la plus belle, la plus vigoureuse, fut « saignée à blanc » pour défendre la Patrie. Inconsciemment, on sait que ce fut, malgré la victoire, le coup de grâce. En effet, longtemps avant 14, notre pays avait sombré dans un hiver démographique sans fin. Zola lui même s’en fit l’écho dans Fécondité.

Sous Napoléon III et sous la République, les gouvernements successifs firent appel à une immigration de travail, essentiellement belge et italienne. On s’en alarmait dans la presse, dans le peuple. Pourtant, l’humus national n’était pas menacé. C’est la Grande Guerre qui changea la donne.

Les années trente furent celles des « classes creuses », où de joyeuses demeures étaient devenues des maisons abandonnées, presque fantômes. Celles-ci seront maléfiquement peintes par Germaine Beaumont. Une France mort-vivante recommença à puiser dans le vivier migratoire mais une nouvelle catastrophe arrivait déjà, et nos troupes affrontèrent la furia allemande lors du printemps 40. Simple baroud d’honneur car, biologiquement, la France ne pouvait se payer le luxe d’une nouvelle hémorragie : faisant le dos rond durant quatre années, notre pays sera miraculeusement écarté des grandes hécatombes. Dès la Libération, continuant la politique vichyste, le Général de Gaulle lança un appel à la vie. Le baby boom, sursaut passager, donna à croire que la renaissance était en marche. En vain.

Au crépuscule des « sixties », le corps de la Nation capitula soudain et le taux d’enfant par femme rechuta brutalement. La France se rétracta, jeta à bas son manteau impérial. Puis, de sinistres médecins s’employèrent à opérer la malade. On décida presque simultanément d’enclencher le « grand remplacement » : à la loi qui légalisait l’avortement (1975) succédait étrangement celle du regroupement familial des immigrés (1976). Le changement de population pouvait commencer.

En 1979, quatre démographes publièrent une étude intitulée « La France ridée ». Le livre, véritable bombe, dénonçait le suicide d’une nation.

33 ans après, une poignée de jeunes patriotes, héritiers des poilus, rêvent d’allumer la flamme de la résurrection. Nous sommes sur le toit d’une mosquée à Poitiers, au cœur d’un pays submergé par l’immigration de peuplement. La France de Verdun est si loin…

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