Editoriaux - Histoire - Politique - Société - 8 juillet 2018

Jordan Peterson : ce psy qui affole les féministes et quelques autres

« Anti-politiquement correct », « nouveau héraut des masculinistes », « polémiste à la mode », « idéologue décrié ». Dépeint de la sorte par Le Monde, le quidam ne pouvait qu’être bon.

C’est que Jordan Peterson, professeur de psychologie clinique à l’université de Toronto, nargue de plus en plus la caste des idéologues progressistes. Consécration ultime, celui-ci commence à être taxé d’extrême droite, Palme d’or de la bien-pensance.

Ses vidéos, visionnées plus de 50 millions de fois, démontent systématiquement sur base d’arguments factuels et scientifiques les arguties politiquement correctes de la gauche sur des sujets aussi divers que les privilèges du patriarcat mâle blanc dans l’Histoire, le chaos progressiste à venir, les dangers de la dérive gauchiste de la société nord-américaine, traitent également de sujets sociologiques, philosophiques, théologiques aussi variés que la signification psychologique des histoires bibliques et… des films Disney, le facho-féminisme marqué par la théorie du genre, la victimisation endémique des minorités autoproclamées, la dévirilisation des sociétés occidentales, ses conséquences sur la stabilité sociale, le monopole de l’endoctrinement néo-marxiste au sein des universités américaines depuis les années soixante, la schizophrénie sous-jacente aux identités trans, la chimère des évolutions sociétales égalitaristes dans les pays scandinaves et leurs conséquences allant à l’exact opposé du but escompté.

La polémique qui le mit sur le devant de la scène a commencé lors du vote, en 2017, de la loi canadienne dite C-16 du gouvernement fédéral de Justin Trudeau, qui « vise à protéger les personnes contre la discrimination et contre la propagande haineuse, quand celles-ci mettent en cause l’identité ou l’expression de genre ». En pratique, cette loi oblige à désigner les personnes en transe d’identité par le pronom personnel préférentiel, « alternatif et neutre », de leur choix. Peterson considérait que cette loi punitive allait à l’encontre de la liberté d’expression et dénonçait avec véhémence la « capacité de nuisance » et les « diktats linguistiques » des « gauchistes radicaux » tenants de « l’idéologie post-moderne marxiste ».

Le cheptel inquisitoire de la propagande médiatique ne s’attarda pas à s’intéresser au cas Peterson, amplifiant de surcroît sa notoriété ; les débats télévisés s’enchaînaient et se ressemblaient. Au grand dam de ses contradicteurs les plus zélés, en particulier la journaliste vedette de la BBC Cathy Newman, genre de clone issu de la GPA entre la condescendance d’un Patrick Cohen, la suffisance d’une Ruth Elkrief et l’arrogance d’un Elkabbach. Entrevue mémorable où Peterson, au sens propre comme au figuré, cloua carrément le bec à son procureur cathodique.

Son livre 12 Rules for Life: An Antidote to Chaos est un immense succès. Peterson, qui prédit une autodestruction de la gauche, craint une dangereuse exacerbation des attitudes tribales au sein des sociétés occidentales, conséquence de la dérive idéologique et totalitaire du gauchisme politiquement correct dont les doctrines égalitaristes répressives ont été directement responsables de centaines de millions de morts au cours de l’Histoire.

De quoi donner matière à réflexion aux neurones non binaires de nos féministes du terroir, jamais avares de suivisme béat à l’égard de toutes sortes de théories funestes émanant des campus Made in USA.

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