Le Brexit va-t-il relancer la guerre de Cent Ans ?

Écrivain
 

Au café de Marie-Trinité, l’autre jour, la conversation est venue sur le Brexit et le référendum du 23 juin qui va donner aux Britanniques l’occasion de quitter, enfin, ce projet infernal qu’est l’Union européenne.

On a entendu les piques habituelles du genre : « Vous allez relancer la guerre de Cent Ans », dixit le maire. « Préparez-vous à l’arrivée à Douvres des réfugiés de Calais », selon un autre notable.

Personnellement, je doute sérieusement que l’une ou l’autre de ces deux conséquences se produise vraiment. Et j’ai d’autant plus de doutes que mes amis français pensent réellement ce qu’ils disent. Parce que, s’il y avait un référendum sur le « Frexit », une chance pour que la France quitte l’Union européenne, je suis certain qu’elle bénéficierait d’un soutien considérable. D’ailleurs, il y a déjà eu un référendum en France sur le projet d’union et, sans surprise, les Français ont voté contre.

Downing Street a orchestré une campagne intitulée « Peur du Projet » qui infantilise les électeurs et qui tente de les terrifier pour les pousser à rester dans l’Union. On nous dit que si nous en sortons, les criminels seront les maîtres de la rue. Les terroristes auront le champ libre ; le chômage va exploser ; les banques vont partir s’installer à Paris. Cameron a même enrôlé ce pauvre François Hollande pour qu’il menace de terribles conséquences au cas où les Britanniques oseraient partir.
« Un club qui vous menace si vous voulez en sortir n’est pas un vrai club : c’est un racket qui prétend vous protéger », déclare Daniel Hannan, l’eurodéputé qui a défié Cameron en rejoignant Boris Johnson, le maire de Londres, leader de la campagne pour quitter l’Union.

Michael Gove, un ministre conservateur, a fourni un résumé succinct de la réalité. Il affirme que, loin d’apporter la sécurité dans un monde incertain, l’Union européenne est devenue une source d’instabilité et que l’insécurité ravage le continent.

L’euro a, selon lui, créé la misère économique pour les plus pauvres du continent, aggravant le chômage de masse. L’Union nous empêche de choisir ceux qui pourraient prendre des décisions critiques qui affectent toute notre vie. Elle est bâtie de façon à conserver le pouvoir aux élites plutôt qu’aux peuples.

Son résumé dévastateur se conclut par ces mots :

L’union européenne est une institution enracinée dans le passé, incapable de se réformer pour répondre aux grands défis technologiques, démographiques et économiques de notre époque. L’Union essaie de standardiser et de réguler au lieu d’encourager la diversité et l’innovation. C’est une union analogique dans un monde numérique.

L’Union européenne, telle qu’elle a été créée et telle qu’elle existe aujourd’hui, est une menace pour la démocratie, pour notre liberté et notre avenir économique. Elle est devenue un monstre bureaucratique, prisonnière du clientélisme, d’intérêts spéciaux et du politiquement correct.

En 1940, la Grande-Bretagne est restée l’unique rempart contre la tyrannie européenne. Aujourd’hui, nous devons recommencer, pas seulement pour nous mais aussi pour le reste de l’Europe.

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