Musique

Johnny aurait eu moins d’ennuis s’il était resté avec Sylvie !

 

C’est un vaudeville, qui pourrait s’appeler Les Tatas flingueuses : « Touche pas au grisbi de Johnny ». Dans ce nouvel acte entre en scène… Nathalie Baye. Si Laeticia est la méchante, Nathalie est la (très) gentille. Elle est distinguée, réservée, elle ne fait pas parler d’elle, elle est un modèle d’épouse souffrante et résignée, jusque dans la cinématographie (J’ai épousé une ombre, Le Retour de Martin Guerre). En sa compagnie, Johnny est presque devenu cultivé et BCBG. Ce n’était pas gagné. Rassurez-vous, cela n’a pas duré.

Nathalie Baye explique que David et Laura ont toujours été les « bêtes noires » de Laeticia – on avait cru, en effet, le deviner – et elle s’étonne que « toute la famille Boudou [soit] citée sur le testament ».

Je ne sais pas, vous, mais toute cette série Plus moche la vie commence à me fatiguer. Voire à vaguement m’écœurer. D’autant que je n’ai rigoureusement aucun avis, sinon celui qu’en quittant, jadis, Sylvie, Johnny a peut-être fait une belle c…

Il paraît qu’en termes savants, refaire l’Histoire s’appelle une uchronie. Après David, ils auraient eu Stéphanie ou Patricia – c’était ainsi qu’on appelait les filles, à l’époque -, ils auraient coulé des jours heureux et les promesses rocailleuses d’amour éternel ponctuant toutes ses chansons auraient semblé un peu plus crédibles que dans la bouche d’un rocker changeant de compagne comme de guitare.

Laeticia Boudou aurait vécu l’amour fou avec un jeune Andalou (pour les besoins de la rime) qui l’aurait suivie comme un toutou, loin des affres de la célébrité et de la rivalité des familles recomposées, surtout quand elles sont argentées et que vient le moment d’hériter.

Que serait devenue Nathalie Baye, je n’en sais rien. Mais c’est une femme intelligente, elle aurait su se retourner. Ce n’est pas les partenaires de cinéma séduisants qui manquent sur le marché.

Hélas, Johnny Hallyday n’a pas voulu m’écouter, et saint Pierre doit, à l’heure qu’il est, rouspéter : « Dis donc, Jean-Philippe – car, dans l’au-delà, on doit sûrement utiliser le nom avec lequel on a été baptisé -, c’est quoi, ce bazar que tu as laissé ? » Mais il avait prévenu : « Tourner le temps à l’orage / Revenir à l’état sauvage / Sortir le loup de sa cage… allumer le feu ! » On y est.

Cet article a été lu 20035 fois
Cette statistique n'est pas mise à jour en temps réel