J’étais à la 17e chambre quand la meute a appris l’attentat de Londres

Militant associatif et auteur

Fondateur de Riposte Laïque

 

Ce mercredi 22 mars, j’étais devant la 17e chambre, quand ceux qui me poursuivaient, le parquet et la meute des antiracistes, ont appris l’attentat de Londres.
 
Alors que je devais me retrouver devant le seul parquet, dans les dernières 24 heures, tels des vautours, six associations dites antiracistes sont venues chercher leur part du butin. Le plus cocasse est que ces personnes ne connaissaient absolument pas le dossier. Elles étaient là pour en découdre avec deux articles d’un contributeur de Riposte laïque, qui expliquait – ce qu’on peut contester – que pour en finir avec les attentats musulmans, il fallait expulser tous ceux qui se revendiquaient de l’islam.
 
La meute a alors découvert, stupéfaite, que je contestais (avec un dossier solide) le fait d’être directeur de publication du site et, donc, que je refusais de répondre sur le fond aux deux articles incriminés. Ils étaient désemparés, et c’est alors qu’ils ont appris l’attentat de Londres.
 
Il fallait donc que leurs avocats se déchaînent… non contre les islamistes, mais contre les lanceurs d’alerte que nous sommes. Ils n’eurent pas un mot contre les assassins. Mais ils se défoulèrent contre moi… et les nombreux amis qui étaient venus me soutenir.
 
Un premier avocat, qui défendait quatre associations (MRAP, SOS Racisme, UEJF, J’accuse), expliqua que justement parce que de tels attentats risquaient de semer la haine contre les musulmans, il fallait interdire des discours qui incitaient au crime contre l’humanité – rien de moins. Du classique, mais lui ne réclamait pas de forts dommages et intérêts (un euro symbolique, plus les frais de justice, bien sûr).
 
Un deuxième, parlant au nom de la LICRA, nous apprit d’abord qu’elle ne connaissait pas le dossier, remplaçant au dernier moment une consœur défaillante. Mais elle fit connaître son effroi, constatant que la cinquantaine d’amis qui étaient venus me soutenir étaient des gens « normaux », pas du tout inquiétants. Elle nous raconta même qu’il lui était arrivé de se faire cracher dessus à la sortie d’un procès et que, cette fois, elle ne craignait rien ! Et cela lui parut si grave qu’elle demanda 5.000 euros, entre les dommages et intérêts et autres frais de justice qu’il était possible de soutirer.
 
Puis nous eûmes droit à un troisième qui, lui, parlait au nom de la LDH. Sans doute un fils spirituel de Tubiana, qui était inhabituellement absent. Il expliqua, sans sourciller, que dans la période actuelle, encore davantage après les attentats, il fallait taper dur pour nous faire taire définitivement. Et, n’oubliant pas ses propres intérêts, ce vertueux avocat demanda tout de même la modique somme de 10.000 euros de dommages et intérêts et 4.000 euros de frais de justice.
 
Il ne restait plus à madame le procureur (caricature du formatage idéologique de nombre de magistrats) qu’à expliquer que, dans le contexte actuel, il fallait frapper très fort, me donnant, selon sa formule, un dernier avertissement : six mois de prison avec sursis et 2.000 euros d’amende.

Fondateur de Riposte Laïque

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