Sale temps pour les gauchistes

Ancien haut fonctionnaire
 

Les soixante-huitards première ou deuxième génération vivent des temps difficiles. Je les plains.

Au deuxième tour en 2012, tous ensemble ils ont voté Hollande, certains à contrecœur, mais bon…

Le 13 novembre a bouleversé leur vie spirituelle.

Car le gauchiste croit : c’est un religieux qui s’ignore, un intégriste de la haine de la France, un pourfendeur de franchouillard, un dévot de l’« Autre venu d’ailleurs ».

Pendant trois ans, il en a rêvé, du méchant blond aux yeux bleus qui jette les braves camarades immigrés dans la Seine, du stupide franchouillard au crâne rasé qui tabasse les gentilles lycéennes qui ne demandent qu’à devenir de savantes nouvelles chances pour l’Hexagone (il ne dit jamais « la France »).

Hélas, il n’a vu arriver que des Merah, pourtant bien sous tous rapports selon lui, des Kouachi, des Coulibaly. Il n’a lu dans son cher Libé que des noms de « nouveaux prolétaires ». Jamais de patronyme fleurant bon le céfran obtus. Il n’a jamais pu se repaître de ces fachos qu’il rêve de clouer au mur des cons, manif à l’appui.

Il n’a pu faire que des « marches blanches »…

Pire : son Président semble, depuis le 13 novembre, être tout autre.

N’étant pas sectaire, je pense sincèrement que la visite des lieux de carnage l’a changé, Hollande. Peut-être aussi l’exfiltration du Stade de France, peut-être aussi se faire traiter d’imbécile par Daech à la face du monde. Il n’avait pas prévu cela. En revanche, il n’a sans doute pas encore réalisé combien calamiteux furent ses choix de personnes et leurs conséquences : Taubira, Fabius, Touraine…

Toujours est-il qu’il a viré de bord et lance avec aplomb une série de mesures, véritables couleuvres étouffant le « gaucho simplex » au risque de le tuer.

Le Syndicat de la magistrature s’étrangle, les journalistes de gôche doivent remettre sur le métier tout leur travail d’inculcation.

Pensez donc : expulser les terroristes binationaux, armer les policiers municipaux, recruter des policiers, là où son prédécesseur honni de toute la gauche en avait supprimé pour essayer de ratisser les voix de la bien-pensance…

Comme si un gauchiste pouvait se laisser convaincre par un Sarko. Pauvre Sarko !

Non, on ne convainc pas un gauchiste, pas plus qu’un islamiste. C’est ça, l’obscurantisme.

Jean-Charles Mignard
Ancien haut fonctionnaire

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