Audio - Editoriaux - Entretiens - Presse - 27 novembre 2018

Jean-Yves Le Gallou : « Les journalistes fréquentent la racaille et les bobos mais pas la France profonde »

Y a-t-il une rupture entre les médias officiels et la France profonde ? À en croire plusieurs journalistes, l’hostilité envers les grandes chaînes d’information des gilets jaunes était manifeste, samedi, sur les Champs-Élysées.

Explication de Jean-Yves Le Gallou au micro de Boulevard Voltaire.

Pendant la manifestation des Gilets jaunes, des journalistes de BFM TV, France Télévision ou d’autres chaînes majoritaires ont fait un retour sur l’hostilité des Gilets jaunes à leur égard.
Cela vous étonne-t-il ?

C’est assez normal. Ces médias-là représentent et portent le point de vue du pouvoir. Comme les gens manifestent contre le pouvoir, ils sont évidemment hostiles avec ceux qui parlent au nom du pouvoir et qui portent la parole du pouvoir.
Il faut voir comment les principaux médias publics et privés ainsi que les chaînes continues comme BFM ont relayé sans le moindre esprit critique et discernement, les mensonges éhontés du ministre de l’Intérieur. Samedi dernier à 11 heures, il a mis en cause des groupes ‘’d’ultra droite’’, alors qu’il avait donné l’ordre à la police d’utiliser des gaz lacrymogènes et les canons à eau dès 10 heures du matin avant même que la manifestation n’ait commencé.

En plus de la déclaration du ministre de l’Intérieur, Gérard Darmanin a dit que c’était la  »peste brune » qui déferlait sur les Champs-Élysées. On a l’impression d’avoir deux France. Une fois de plus, le pays réel et le pays légal semblent ne plus se croiser…

Jean-Yves Camus qui est un observateur peu favorable à ‘’l’ultra droite’’, c’est le moins qu’on puisse dire, a noté que, pour la première fois, les journalistes n’avaient pas le portable si ce n’est de tous les manifestants, au moins celui des organisateurs. Ils ne savent donc pas quoi faire. Ils découvrent des gens qu’ils ne connaissent pas et des gens qui ne les connaissent pas non plus.
Ce sont deux mondes totalement étrangers. D’un côté, le monde des dirigeants et de la superclasse mondiale avec ses supplétifs, ses pigistes et ses salariés qui sont les journalistes, et de l’autre côté, le monde réel, la France profonde, la France périphérique.

Pourtant, ces mêmes médias recevaient et interviewaient régulièrement sur leur plateau des géographes comme Christophe Guilluy qui a beaucoup parlé de la France périphérique ou comme Gérald Andrieu qui lui a parlé du peuple des frontières.
Il y a eu un moment donné une volonté de la part de ces médias de comprendre ce peuple-là…

Oui, mais j’observe que Guilluy qui devrait être sur tous les médias aujourd’hui n’a pas l’air d’y être beaucoup. Même s’il a une approche et une construction intellectuelle tout à fait intéressantes, il n’est pas le gilet jaune réel ni le gilet jaune charnel si je puis dire. Les journalistes ne le comprennent pas. Ils fréquentent des racailles et des bobos, mais pas la France profonde.

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