Jean-Lin Lacapelle : « Le mouvement a toujours mis les jeunes en avant, Jordan Bardella donne une image d’espoir ! »

Jean-Lin Lacapelle répond aux questions de Boulevard Voltaire sur l’actualité du Rassemblement national : ralliement de Thierry Mariani et de Jean-Paul Garraud, personnalités des Républicains, nomination du jeune Jordan Bardella comme tête de liste pour les élections européennes et mesures préconisées par le mouvement pour résoudre la crise qui secoue le pays.

Thierry Mariani et Jean-Paul Garraud ont officialisé leur arrivée sur la liste Rassemblement national pour les Européennes.
Comment accueillez-vous l’arrivée de deux personnalités des Républicains ?

Je les accueille avec beaucoup de plaisir. Je pense qu’ils ne sont que les premiers d’une longue série. Ces arrivées sont aussi la conséquence d’un grand mouvement de refondation initié par Marine Le Pen. Au soir du second tour de l’élection présidentielle, après avoir obtenu 11 millions de voix, elle avait annoncé qu’il fallait refonder notre mouvement, construire une structure capable d’élargir notre famille politique et capable de recueillir une majorité absolue.
C’est donc une étape supplémentaire. Elle démontre que le fait d’avoir baptisé notre mouvement le Rassemblement national impliquait, au-delà de la sémantique, une réelle volonté politique. Elle souhaitait élargir le mouvement à des personnalités extérieures capables d’apporter une valeur ajoutée et des compétences. Thierry Mariani et Jean-Paul Garraud en sont des exemples. Lors de notre grande convention des Européennes, le 13 janvier, il y aura d’autres heureuses surprises.


Jean-Paul Garraud est un ancien élu des Républicains et Thierry Mariani est un ancien ministre de Nicolas Sarkozy. Ce sont de vieux briscards de la politique, si on peut les appeler ainsi. Ils seront menés aux Européennes par une très jeune tête de liste, Jordan Bardella, qui n’a que 25 ans.
Pourquoi avoir nommé Jordan Bardella à ce poste ?

On pourrait formuler la question autrement. Pourquoi pas Jordan Bardella ?
Je ne vois pas beaucoup d’objections à ce que la candidature de Jordan Bardella ne soit pas la meilleure. Il s’avère que le bureau exécutif a entériné à l’unanimité l’investiture et la candidature de Jordan Bardella comme tête de liste.
Dans le passé, le Rassemblement national a toujours été exemplaire et a toujours mis les jeunes et les femmes en avant dans les précédentes élections. David Rachine, maire de Fréjus, a été le plus jeune sénateur de la Ve République. Ludovic Pajot est le benjamin de l’Assemblée nationale. En 1998, j’ai eu la chance d’être le benjamin de l’Assemblée régionale du Centre. Jordan Bardella avec qui je siège, et que je connais bien, est le benjamin de l’Assemblée au Conseil régional d’Ile de France.
Ce mouvement qu’est le Rassemblement national aujourd’hui a toujours mis en avant les jeunes. C’est une bonne chose de donner cette image d’espoir, de jeunesse et de dynamisme auprès de l’électorat français. Nous ne sommes pas dans une candidature unique comme pour l’élection présidentielle ou l’élection législative. Nous sommes dans une élection de scrutin de liste.
La directrice de campagne qui va mener la campagne, la diriger et porter le projet s’appelle Marine Le Pen. Elle est notre présidente. Elle est notre phare en quelque sorte. Un certain nombre de colistiers divers et variés seront derrière elle. Vous en aviez cité deux tout à l’heure qui sont des ralliements. D’autres noms seront communiqués le 16 janvier prochain. Ce sont des hommes et des femmes avec des talents, des parcours et des compétences différents qui vont venir apporter un esprit d’équipe et des compétences qui permettront de défendre les idées du peuple français au parlement européen demain.


La majorité est un peu en déshérence et le gouvernement a du mal à s’affirmer, alors que le Rassemblement national a, lui, tous les sondages qui lui promettent le vent en poupe.
Comment le gouvernement pourrait-il sortir de la crise actuelle ?

On n’y arrivera pas. On va dans le mur. La France et les Français n’en peuvent plus. Le gouvernement et Emmanuel Macron sont incapables de gérer la crise.
Avec eux, nous avons l’incapacité, le désordre, la nervosité et la répression. Pour répondre à votre question, il y a une solution. C’est le Rassemblement national, avec l’apaisement, l’ordre et le calme. Dans le cadre de notre bureau national qui s’est réuni avant-hier, nous avons voté une résolution qui est claire, nette et précise.
Nous demandons au gouvernement de légiférer immédiatement et de mettre en place la proportionnelle. Nous demandons de réduire le nombre de parlementaires, à l’Assemblée nationale comme au Sénat, ce qui rejoint une revendication des gilets jaunes. Troisièmement, nous lui demandons de mettre en place ce référendum d’initiative populaire. C’était l’un des engagements de Marine Le Pen lors de la Présidentielle. Nous souhaitons et nous pensons que c’est indispensable pour reconstruire la confiance.
Une fois ces trois actions mises en place, il faut dissoudre l’Assemblée nationale. De Gaulle l’a fait en 68, il faut que Macron le fasse, car sa mandature est terminée. La crise d’autorité en est la preuve.
Et enfin, redemandons aux Français d’aller aux urnes. Ils revoteront et nous aurons enfin la chance, si les trois idées que j’ai décrites sont mises en œuvre, d’avoir des institutions qui représenteront le peuple français.

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