Vers un « Hollande baffing » artistique et moderne !


Auteur pour la télévision.

 

Ils sont venus, ils sont tous là, dès qu’ils ont entendu ce cri : il va disparaître, le Hollandeeeeux. La bobosphère au grand complet arrive donc au chevet du mourant pour lui manifester son dernier soutien. En tête du peloton, les inévitables Benjamin Biolay, Gérard Darmon, Denys Podalydès, suivis de près par Juliette Binoche, Mazarine Pingeot (toque blanche, casaque rose), Jean-Michel Ribes, Bruno Masure, Dominique Besnehard (vive Franchois Hollande !) et toute une cohorte de coureurs plus ou moins anonymes qui ont tenu à dire stop au « Hollande bashing », car ils sont bilingues.

Et d’avancer dans leur argumentaire toutes les mesures incroyablement fabuleuses que leur Che Guevara de sous-préfecture a mises en œuvre depuis son arrivée. Et ils en ont trouvé ! Dans les décombres, ces sauveteurs dorés sur tranche sont parvenus à exhumer quelques machins à peu près revendables sur Internet. Parmi cette énumération de vestiges étalés là comme dans un vide-greniers, nous avons entres autres trésors « la refondation de l’école »… Entièrement refondue, l’école ! Non, refondée. Ah, on s’y perd… Bref, l’analphabétisme sans peine, c’est pas une belle mesure ? Et les petits garçons en robe à fleurs ? Ah, on va le regretter, le Hollande… Et « les emplois d’avenir » qui ont permis de bidouiller les chiffres du chômage ? Ah, la, la… Quelle ingratitude ! Et l’extension de la parité dans les conseils régionaux ? Quelle audace ! Dans les ruines, la moindre bricole récupérée fait l’affaire…

Certains se demandaient où les sondeurs étaient allés chercher ces 4 % de Français qui font encore confiance à François Hollande : eh bien, les voilà ! À visage découvert. Liftés, subventionnés, botoxés, planqués de la culture et pas le moins du monde gênés par la mise en œuvre d’une politique diamétralement opposée à celle promise durant la campagne.

Subventions obligent pour certains, idéologie de lycéen attardé pour d’autres, le mélange est incertain, les motivations fumeuses.

Pour ces résistants de la dernière heure se pose la question de l’après-2017. Partir en Corrèze avec le gourou à lunettes et fonder une communauté ? Une secte ? Rester dans le Marais et militer pour le retour du Messie ?

De toute évidence, c’est au scénario inverse que nous devrions assister. François Hollande présente toutes les capacités pour se lancer dans le culturel. Son enthousiasme pour le plug géant et diverses sculptures absconses autoproclamées « artistiques » le désigne tout naturellement pour devenir lui-même « œuvre à part entière ». Le personnage mérite d’être exposé. La tendance du « mannequin challenge » le verrait planté au milieu du Grand Palais en une pose inspirée, le doigt tendu vers le sol… « En route vers le rien », mentionnerait l’étiquette apposée au bas du chef-d’œuvre…

Les membres éminents de ce « Stop au Hollande bashing » se feront un plaisir d’organiser une expo itinérante à travers la France… Un Hollande gonflable sera mis à la disposition des municipalités qui souhaitent orner le hall d’entrée de leur mairie d’un objet futuriste… Le « Hollande baffing », opération au cours de laquelle tout citoyen pourra gifler l’effigie, connaîtra un succès fou… Les bobo-people ont raison. Il n’est pas très malin de se moquer d’un machin qui peut encore servir.

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