Stockholm à la pointe de la pathologie égalitariste


Auteur pour la télévision.

 

En Suède, le bobo torturé du bocal étend sur le pays sa vision déconnectée du réel. Son objectif : le chaos total par sa propre désintégration. Illustration de cette pulsion maniaco-dépressive : à Stockholm, la municipalité composée du trio clownesque « sociaux-démocrates, écolos, féministes » a estimé, cette année, que le déneigement était sexiste. Tous neurones congelés, cette équipe de bras cassés a justifié sa lubie par le fait que les trottoirs, censés être fréquentés majoritairement par des femmes à poussettes, étaient déneigés en second, au profit des routes où circulent d’abominables automobilistes masculins. Il devenait donc urgent d’inverser la manœuvre et de commencer l’opération de déblaiement par les sacro-saints trottoirs et pistes cyclables.

À l’examen de son idée lumineuse rédigée sur papier biodégradable, le bobo suédois était content de sa trouvaille. Les femmes, traitées comme espèce en voie d’extinction, allaient pouvoir gambader et pousser poussettes en chantant « Étoile des neiges ». L’esthétique « calendrier des postes » faisait son chemin dans l’esprit de l’illuminé suédois.

Le résultat tangible fut à la hauteur de l’idéologie municipale.

La ville fut plongée dans le chaos : voitures bloquées sur le périphérique, écoles fermées faute de bus en circulation, habitants appelés à rester chez eux… Un bordel indescriptible à faire pâlir de jalousie Anne Hidalgo. « Comment égaler Stockholm alors que nous n’avons pas de neige ? » s’est dit la mairesse parisienne. Faut-il en acheter au Groenland ? En demander aux Suédois ? Entre Bisounours, la solidarité bordélique doit jouer. À défaut de flocons, une circulation alternée selon le sexe du conducteur serait une belle initiative qui hisserait Paris au niveau de la pathologie scandinave. Le lundi : les hommes. Le mardi : les femmes. Le mercredi : les transgenres à bord de véhicules hybrides… Qu’attend-on ?

À Stockholm, l’un des initiateurs de l’opération, sans doute soucieux de nous distraire, a déclaré : « Un de mes collègues a lancé l’idée que s’il y avait bien un domaine où les perspectives de genre n’étaient pas prises en compte, c’était le déneigement. Et nous avons découvert qu’il y avait beaucoup à faire. » Et la pluie ? Et le ramassage des poubelles ? L’éboueur ne devrait-il pas examiner le contenu des sacs plastique afin de déterminer s’il s’agit de détritus d’ordre masculin (préservatifs usagés) ou féminins (tampons périodiques) ? Et, partant de là, procéder à une collecte égalitaire… 4.500 éboueurs pour venir à bout de ce travail titanesque. Une source d’emploi considérable. Coupeur de cheveux en quatre, entubeur de mouches, des postes sont à pourvoir à Stockholm.

Auteur pour la télévision.

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