Quand le gouvernement Hollande personnalise…

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Le 10 janvier 2014
S’intéresser aux Français un par un est le concept révolutionnaire, "le changement c’est maintenant" que tout le monde attendait.

Qui pourrait se plaindre d’un gouvernement qui s’occupe des Français au cas par cas ? La calomnieuse à la guenon de Taubira, Leonarda, Frédéric Haziza, Alain Soral, Daniel Cohen, Dieudonné… Un jour, si tout va bien, mon tour viendra. Peut-être dans un an, dans cinq ans, plus tard… 60 millions de Français au cas par cas, c’est un travail… Chacun va devoir s’armer de patience avant de voir son tour arriver. Demain, un ministre désignera peut-être un chômeur par tirage au sort… Champagne à gogo, emploi, pom-pom girls, serpentins… Il est comme ça, le gouvernement Hollande. Il personnalise.

Au rayon des artistes de variétés, Chantal Goya tremble à l’idée de se voir taxer de bretonnophobie pour sa chanson Bécassine (héroïne bretonne)… Manuel Valls écoute le disque en boucle. Bécassine, c’est ma cousine… Il est perplexe. François Hollande aussi. En conseil des ministres, la chanson a fait l’objet d’une audition dans un silence recueilli. Christiane Taubira n’a rien vu à redire mais, en revanche, Laurent Fabius estime que le village de « Clocher les Bécasses » évoqué dans un couplet tend à faire passer l’ensemble de la communauté bretonne pour une sacrée bande d’andouilles. L’affaire pourrait enfler dans les jours qui viennent.

S’intéresser aux Français un par un est le concept révolutionnaire, « le changement c’est maintenant » que tout le monde attendait. 60 millions de Français et moi, et moi, et moi. Hollande est le Andy Warhol de la politique. Sous sa gouvernance, chacun aura son heure de gloire. La concierge qui dit du mal de l’Arabe du coin, le comédien porno qui refuse de copuler avec une Israélienne, mon beau-frère avec sa moustache équivoque, il n’y aura pas de jaloux. En file indienne, chacun attend que les projecteurs se braquent sur sa propre personne. « Moi aussi, je suis antisémite ! », crie un comique en mal de notoriété ; « Pas tant que moi ! », surenchérit un autre qui se targue d’être également anti-suédois. Pour passer à la télé, les Français vont devoir faire preuve d’imagination. Le coup du chômeur raciste, antisémite, anti-tout pourra marcher une ou deux fois pour trouver du boulot, mais pas davantage.

En ce qui me concerne, je compte tenter le racisme anti-moi-même. Le gars odieux qui ne se supporte pas, pratique un apartheid insupportable à son égard et menace de s’auto-envoyer dans un camp quelconque. Très vite accusé de crime contre ma propre humanité par la communauté des égocentrés de France, traîné devant les tribunaux par la Ligue internationale des nombrilistes, me voilà célèbre en moins de deux. Triomphe dans tous les Zénith de France où je dénoncerai les méfaits de mon caractère de merde face à 2 000 personnes déchaînées. C’est tentant.

Bien entendu, toute personne qui reprendrait le concept sans mon autorisation s’exposerait à des poursuites pénales de la part de la Fédération des déposeurs d’idées à la con dont je suis le président.

Aux autres, à titre gracieux, je livre une idée en béton : devenir réfugié kosovar antisémite. Leonardé ou Dieudonna… Pseudonyme au choix. Succès garanti.

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