Calais : la préfète assimile les incendies criminels à une tradition


Auteur pour la télévision.

 

Avec le départ des migrants de Calais et les incendies qui ont suivi, un cran sur l’échelle de la niaiserie a été franchi par la préfète du Pas-de-Calais, madame Fabienne Buccio (osso buccio, après passage de migrants). La brave femme explique tranquillement au micro des journalistes que ces incendies sont… devinez quoi… Une tradition ! Eh oui. Une sorte de folklore… Presque sympathique, n’est-il pas ? Des véhicules de pompiers caillassés, deux bonbonnes de gaz qui explosent, un blessé emmené aux urgences pour blessure au tympan… C’est leur tradition, que voulez-vous. Partant de cette vision du monde, un Breton qui braque une banque en jouant du biniou doit-il être relaxé ? Il y a débat.

L’illuminée de la préfecture n’a pas précisé si ce rituel pyrotechnique s’était déroulé en musique… Et les costumes ? Les danses… Avec des plumes, en pagne ? Peut-être ont-ils mangé un pompier ? On ne nous dit rien. Les ethnologues ont le droit de savoir.

Pour les vieilles biques et vieilles badernes des quatre coins de la France qui ont applaudi les migrants à leur descente de car, l’hiver s’annonce torride. Des flambées et encore des flambées… Des animations surprises, du festif en pagaille, Noël au tison, Pâques au charbon, allez, on continue d’applaudir !

Mais revenons à Mâme Fabienne Buccio, qui ne nous a pas précisé, non plus, si les agressions sexuelles devaient être rangées dans la catégorie tradition. Auquel cas, total respect. Après vous, je n’en ferai rien.

Ma fille est à votre disposition. Ma femme, ma grand-mère, servez-vous… Moi-même ? Mais bien sûr…

Au sujet de ces incendies, la déjantée préfectorale a cru bon d’ajouter, histoire de nous sidérer encore un peu plus : « On leur a bien dit qu’il valait mieux ne pas le faire… » Waouh ! Quelle autorité ! On en frémit. « On préférerait qu’ils ne le fassent pas », dit-elle aussi. Ah bon… En résumé, face à des actes criminels, le Bisounours se contente de dire au criminel qu’il ne vaut mieux pas… Et puis advienne que pourra… De toute évidence, le verbe « vouloir » ne fait pas partie de son vocabulaire. Il préfère, il aimerait bien, si possible, s’il vous plaît…

Il faut voir, sur la vidéo, la mine compassée, à demi-gênée, de la préfète emberlificotée dans ses explications foireuses. Visiblement, elle se rend compte qu’elle en train de déconner. Mais rien à faire, elle ne parvient pas à sortir de son idéologie qui la mène dans le mur. Coincée entre la réalité et ses théories de maternelle, la posture est intenable. Hollande 4 %. Allez, rentre chez toi. Mets le feu à ta baraque et inscris-toi au Club des cinq.

Dans un prochain article, nous verrons comment réussir la cuisson du Bisounours au barbecue.

Auteur pour la télévision.

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