Grand Remplacement

Les honteuses manipulations de L’Obs pour nier le Grand Remplacement

Professeur agrégé et écrivain
 

En s’appuyant sur les travaux d’un démographe, M. Hervé Le Bras, L’Obs a publié une vidéo où il présente sept arguments dans le but de prouver que le Grand Remplacement est une chimère. Mais certaines des affirmations de L’Obs sont ridicules (il n’y a qu’une mosquée pour dix-sept églises ou chapelles, ce qui n’a aucun intérêt). Et, surtout, L’Obs appuie toute sa démonstration sur des chiffres fortement minorés et faux, et une telle malhonnêteté intellectuelle est choquante. L’Obs prétend qu’il n’y a eu que 13.000 entrées annuelles pour regroupement familial. Or, on trouve partout sur le Net, y compris sur le site du Monde, qui est un journal « bien-pensant », qu’elles sont en fait 90.000. La différence est énorme.

De même, L’Obs affirme sans sourciller que seulement 3 % des Français sont musulmans et qu’un sur trois, seulement, irait à la mosquée. Ce chiffre est contredit par tous ceux trouvés sur Internet : Wikipédia donne 7,4 % de fidèles du prophète et, selon une étude publiée par Mediapart, il y aurait 8,6 % de croyants en France et ils seraient 18,6 % en 2050. De plus, dans une enquête (Ipsos et Sciences Po Grenoble, publiée en 2016 par L’Obs !), sur 9.000 collégiens des Bouches-du-Rhône, 25,5 % d’entre eux se proclament musulmans. invité de la matinale de BFMTV le mardi 5 mai 2015, Robert Ménard soulignait que « dans certaines écoles, il y a plus de 80 % d’enfants immigrés » et que « les 2/3 des élèves en maternelle et collège, dans le public, sont des enfants issus de l’immigration« . En fait, les fidèles du prophète et les personnes originaires d’Afrique ne sont pas répartis uniformément sur tout notre territoire, mais regroupés dans ce qui ressemble de plus en plus à des ghettos. Les immigrés sont d’ores et déjà majoritaires dans plusieurs villes et constituent 30 % de la population de la Seine-Saint-Denis, soit 450.000 personnes, selon une étude de l’INSEE de 2013. Par ailleurs, dans ce département, 60 % des enfants nés en 2011 ont au moins un parent né à l’étranger et il y aurait, selon une évaluation de la préfecture, 150.000 clandestins (chiffres repris par Wikipédia). Et Michèle Tribalat, devant la commission des affaires sociales du Sénat, affirmait en 2011 que, dans certaines communes du département, moins de 5 % de la population de moins de 18 ans était d’origine européenne.

Selon L’Obs, une petite moitié des étrangers vivant en France est d’origine européenne ou asiatique – ce qui est vrai. Les femmes étrangères ont, en moyenne, 2,6 enfants, contre 1,85 pour le reste de la population. Mais les étrangères originaires de l’Europe ou de l’Asie ont un comportement semblable à celui des « Françaises de souche », donc les femmes originaires de l’Afrique auraient 3,5 enfants. Selon L’Obs, les descendants des immigrés, à la deuxième génération, ont un taux de fécondité de 1,86, mais ce chiffre n’est étayé par aucune étude.

Faisons le point : selon les études sérieuses (pas celles de L’Obs !), 12 % de la population de l’Hexagone serait actuellement originaire d’Afrique. Ce nombre s’accroît de 150.000 immigrés clandestins ou légaux par an et de 200.000 bébés. Avec les décès, les « extra-Européens » voient leur nombre augmenter de 300.000 par an. Les « Français de souche », eux, font 600.000 bébés par an, mais ce chiffre compense tout juste le nombre de décès, tandis que l’immigration d’origine européenne équilibre les expatriations. Il faudrait donc 150 ans pour que les « non-Européens » soient majoritaires en France si les flux restent les mêmes (ils changeront sans doute). Néanmoins, on peut affirmer qu’en 2050, ils représenteront 25 % de la population. Ce n’est pas encore le Grand Remplacement cher à M. Renaud Camus, mais on s’en rapproche.

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