Présidentielle 2017

Comment Hollande peut gagner l’élection présidentielle sans y participer

Ancien officier de Gendarmerie

Diplômé de criminologie et de criminalistique

 

En s’appuyant sur son cabinet noir et les médias, le Président brouille la campagne présidentielle. Son but : choisir un prête-nom et se venger d’un peuple qui le déteste. Pour ce résultat, sa stratégie est organisée en quatre étapes.

La première : une candidature de substitution est installée sans que la vérité soit révélée.
Le 1er décembre 2016, Hollande jette l’éponge, mais ne voulant pas voir son « œuvre » disparaître, aidé par les sociaux-démocrates, il lance discrètement un jeune politicien aux dents longues venant de créer un mouvement : En Marche ! Celui-ci, après une démission du gouvernement agencée, se démarque du PS, refuse les primaires et se jette avec l’aval secret de l’Élysée dans la bataille présidentielle.

La deuxième : la finance et les grands médias du système, sous l’œil bienveillant du Président, rejoignent le camp d’En Marche ! :
Le Monde, L’Express, BFM, RMC mais aussi Orange, la banque Rothschild et France Télévision se rallient. Les vieux chevaux de retour du régime rejoignent l’ex-ministre, la marque de lessive politique est constituée pour gagner. Hagiographie et articles dithyrambiques se succèdent dans la presse, la marionnette hollandisée est visible dans tous les tabloïds. Qu’importe la présentation d’un programme, l’essentiel est que l’image soit belle et décalée pour les lecteurs de Paris Match (voir son clip de campagne).

La troisième : discréditer Fillon, donné gagnant suite à la primaire de la droite.
Puisqu’il est le vainqueur des primaires, il faut le déconsidérer, éliminant ainsi le candidat le plus dangereux. Les divulgations par des journaux de gauche (Le Canard enchaîné, Mediapart, Marianne et Le Monde) s’enchaînent. Emplois fictifs de son épouse, puis de ses deux premiers enfants. Embauche de Penelope par la Revue des deux mondes : 100.000 euros brut pour deux textes. Puis on passe à ses activités de consultant : il aurait touché en tout 757.526 euros en salaires et en bénéfices. Mais les révélations ne s’arrêtent pas là : au Sénat, le candidat à la présidentielle se serait mis dans la poche une partie des crédits théoriquement réservés à la rémunération d’assistants, grâce à un système de commissions occultes. Puis, sur un tout autre sujet, l’affaire des costumes : un mécène, Robert Bourgi, a signé un chèque de 13.000 euros pour deux costumes achetés chez Arnys, le tailleur chic parisien. Enfin, Mediapart souligne que Mme Fillon a perçu, dès 1982 et non 1986, des rémunérations pour des missions commandées par son mari.

Le candidat, fragilisé par ces nombreuses affaires, plonge dans les sondages : troisième, il est ainsi éliminé dès le premier tour. Même si le candidat de droite est responsable de ces turpitudes, la rapidité des divulgations est la signature évidente du pouvoir.

La quatrième : préparer la finale tout en incriminant Marine.
Le face-à-face Le Pen/Macron est le choix du système. Pour l’establishment, la candidate n’a aucune chance ; au besoin, quelques révélations judiciaires sur ses attachés parlementaires européens conforteront un front républicain. Un moyen imparable d’engranger les voix d’adversaires pour atteindre plus de 50 %.

Finalement, Macron devient Président avec une large majorité malgré l’abstention record.
Il reprend la politique de Hollande et de l’Union européenne : plus d’immigrés, plus de libéralisme, plus de mondialisation et moins d’enracinement. Les Français hypnotisés par les médias et manipulés par les affaires auront voté pour une entité réincarnée dont, majoritairement, ils ne voulaient plus : un vieux parti politique européiste.

À moins que… l’exaspération du peuple contre le système et la pugnacité de Marine ne changent la donne au dernier moment.

Diplômé de criminologie et de criminalistique

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