L’avortement recommandé par une association « catholique » pour contrer le virus Zika

Étudiant en droit
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Une association américaine (Catholics for Choice), qui n’en est pas à son coup d’essai, vient d’interpeller le pape François pour qu’il reconnaisse le droit à la contraception et à l’avortement pour les femmes des pays touchés par le virus Zika. En effet, le virus provoquerait, selon certains, de graves malformations sur le fœtus.

Cette association, qui se dit catholique, considère que l’avortement est un choix de conscience de la mère et que l’Église doit lui reconnaître ce choix sans la juger. Cette affirmation fait les choux gras de l’idéologie pro-avortement comme le journal Libération. Le procédé est détestable mais connu : on profite d’un risque – non avéré, par ailleurs – pour introduire l’idéologie de l’IVG et faire passer ça pour un choix laissé à la femme de ne pas mettre au monde un enfant qui souffrira (bonjour, Madame Irma !).

Mais il est incompréhensible, pour un catholique, de comprendre la volonté de cette association qui se prétend de la même confession : le droit de la femme n’est pas supérieur à celui de l’enfant et, même si notre monde en a fait un simple amas de cellules, l’enfant est, dans l’idée chrétienne, un être dès la conception. Avorter est tuer un être humain dans la philosophie chrétienne !

Encore plus étrange, pour une association catholique, de recommander ce procédé au pape : dans ce cas-là, pour éviter la propagation du virus, pourquoi ne pas assassiner tous les porteurs ? Dans la conception chrétienne, une vie équivaut à l’autre et aucune hiérarchie, tant dans la vie que dans la mort, ne doit être exercée. Si on tue l’un, pourquoi ne pas tuer l’autre ?

Alors oui, les défenseurs de l’IVG diront que l’enfant risque d’être mal formé. L’argument serait la « solidarité » vis-à-vis de l’enfant : la vérité, c’est que nous n’en savons rien. Et quand bien même le saurions-nous, qui sommes-nous pour juger de la capacité d’un autre être à vivre ou à mourir ? L’association part du postulat que l’enfant et sa mère seront nécessairement malheureux si l’enfant a des problèmes physiques ou psychologiques : c’est nier complètement l’espérance laissée par Jésus-Christ.

L’association a même le toupet de dire dans son communiqué que le pape ne doit pas faire de politique avec la vie des femmes, notamment autour de la grossesse. C’est sans doute le seul reproche que l’on ne peut pas faire à l’Église : l’avortement est condamné depuis toujours pour la simple et bonne raison que c’est un être vivant que l’on condamne, provisoirement rattaché à sa mère, mais qui se destine à s’en séparer. Et aucun virus ou maladie ne changera ce fait : c’est l’idéologie pro-IVG qui en a fait un problème politique.

Je veux bien croire qu’un lobby pro-IVG ou des journaux comme Libération puissent militer pour l’avortement : c’est l’individualisme qui les pousse dans cette voie. Mais une association catholique, dont l’idée est de défendre toujours le faible et l’opprimé, qui fait du prosélytisme pour l’IVG, trahit toute la parole divine et les devoirs du chrétien.

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