Editoriaux - Internet - Politique - Société - 23 février 2018

Les gros mensonges de l’Association des familles homoparentales

L’Association des familles homoparentales s’étrangle de vertueuse indignation à propos de la dernière campagne des Juristes pour l’enfance. Elle n’hésite pas à dénoncer un mensonge. Oui, un mensonge. Et chacun sait que le lobby homosexuel se garde comme de la peste de tout mensonge. On pourrait presque en rire si les choses n’étaient graves.

Au départ, une affiche. On y voit une adolescente, le visage mélancolique, le regard dans le vague. Elle est identifiée comme « Emma, 15 ans ». À sa gauche, les mots « Son père, elle ne l’aura jamais. Ses deux mamans l’ont décidé. » Puis « PMA pour les femmes = pas de père pour les enfants. »

Le message est clair. Il est vrai. Lorsque deux femmes décident d’avoir un enfant, qu’elles procèdent par PMA ou par tout autre moyen plus artisanal ou plus naturel, elles privent l’enfant d’un père. Rien de scandaleux à rappeler cette évidence. Sauf aux yeux des forcenés de la cause homo qui tiennent à ce point à « leur » droit « à » l’enfant qu’ils en oublient le droit de tout enfant à être élevé par son père et sa mère. Mais nous vivons dans la société du « J’ai bien le droit » qui place le désir individuel au-dessus de toute autre considération. Alors, s’inquiéter qu’un enfant souffre de l’absence d’un père, alors qu’il est si amusant d’assouvir une envie d’enfant comme toute autre envie…

Cette estimable ADFH a donc trouvé un angle d’attaque. La photo n’est pas celle d’une vraie Emma, 15 ans. C’est un peu court. Toutes les publicités utilisent ce procédé. L’ADFH aussi, comme le montre la consultation de son site. Mais le crime des Juristes pour l’enfance est d’avoir utilisé une banque de données libres, dont les conditions générales ne permettent pas l’utilisation des images dans un but politique. Or, l’opposition à la PMA pour les couples homosexuels est éminemment politique. Les JPE pratiquent donc le mensonge. CQFD.

La polémique est pitoyable et montre à quel niveau se placent ces gens. Ces gens qui, non seulement privent délibérément des enfants du droit élémentaire à vivre avec leurs vrais parents, et trouvent cela très bien, mais de surcroît pratiquent une propagande permanente sur le sujet.

Leur site Internet, justement, est riche d’enseignements. On y trouve une page consacrée à la GPA – ah, cette manie des acronymes pour dissimuler la réalité ! Une mère porteuse est une esclave moderne. Elle loue son ventre pour porter un enfant qu’elle abandonnera à la naissance contre rétribution. C’est une abomination. Un esclavage qui a pour seul objet de permettre à des personnes qui, par choix de vie, ne peuvent pas avoir d’enfants d’en acheter. Un esclavage dont le but est d’assouvir une envie. Voici comment l’ADFH présente les choses :

Lorsqu’ils respectent toutes les parties prenantes au processus, certains parcours de GPA sont éthiques. Une GPA éthique est un parcours parental où les parties engagées ressortent fières et valorisées par cette aventure humaine. L’établissement de relations à long terme avec les femmes qui portent les enfants d’autrui est un maillon essentiel pour la vie de la nouvelle famille constituée.

On se frotte les yeux d’incrédulité. Arracher un nouveau-né à la mère qui l’a porté pendant neuf mois est une « aventure humaine » ! Et ces gens se disent responsables.

Appelons ces choses par leur nom : le mensonge.

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