Migrants : ce ministre belge qui résiste au « pouvoir des juges »

Collaborateur parlementaire belge
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La Belgique, en ce mois de décembre morose, est divisée en deux camps, sur fond de tensions autour de l’accueil d’une famille syrienne dans la belle province de Namur : il y a donc, d’un côté, les pro et, de l’autre, les anti-Francken.
 
Le secrétaire d’État à l’Asile et aux Migrations Theo Francken (N-VA, droite nationaliste flamande) continue à refuser (courageusement) d’accorder un visa humanitaire à un couple et ses deux enfants de cinq et huit ans, malgré une décision de la cour d’appel de Bruxelles.
 
Un huissier est passé au cabinet du secrétaire d’État, cette semaine, pour lui réclamer 20.000 euros d’astreintes, mais Theo Francken fait de la résistance : selon lui, « accepter la décision des juges serait un pas trop loin, alors qu’il y a soixante millions de réfugiés dans le monde ». En d’autres termes, ce serait, à terme, devoir accepter, sans broncher, les flux migratoires déferlant du monde entier.
 
En octobre, déjà, Theo Francken avait annoncé vouloir épuiser toutes les procédures judiciaires. « Si j’accorde un visa de trois mois, je dois le faire pour chaque Syrien, même s’il n’a aucun lien avec notre pays », avait-il déclaré.
 
Son président de parti Bart De Wever, qui domine la politique belge depuis bientôt dix ans, est sur la même longueur d’onde.

Il estime que « ce genre de décision menace la démocratie » et qu’« un juge voulant changer les lois doit se mettre sur les listes électorales ».
 
Rapidement, le camp du bien a crié au fascisme, à l’irresponsabilité, au déni de l’État de droit (« une inacceptable remise en cause de la séparation des pouvoirs, l’un des fondements de notre démocratie », pour le collège du ministère public). Dans un même réflexe, les mêmes ont demandé au secrétaire d’État ce qu’il ferait si la famille syrienne venait à être tuée.
 
Lors d’une réunion publique tenue cette semaine en Wallonie, Theo Francken fut reçu par un comité d’accueil particulièrement hostile. Ses partisans, quant à eux, ont lancé une grande campagne de soutien sur les réseaux sociaux (#IksteunTheo).
 
Le secrétaire d’État de trente-huit ans est la figure montante de la politique belgo-flamande, au point d’en devenir, petit à petit, le nouvel homme fort. Chahuté, dès son entrée dans le gouvernement, par tous les adeptes du politiquement correct, il n’a jamais cédé et prouve que, désormais, face aux forces (médias, juges…) imposant leur vision du monde, reculer n’est plus une option.

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