La vérité sort (parfois) de la plume des journalistes étrangers…

Collaborateur parlementaire belge
Son blog
 

Après la surexposition médiatique de la primaire à droite, qui vit s’affronter des candidats plus ou moins de droite, plus ou moins conservateurs, plus ou moins libéraux, mais en réalité presque d’accord sur tout – Jean-Frédéric Poisson excepté —, le temps de l’éclairage intempestif des impétrants de gauche est venu.

Manuel Valls et Arnaud Montebourg, dans les premiers rôles, Benoît Hamon, Marie-Noëlle Lienemann et Pierre Larrouturou, dans les seconds, et quelques autres pour compléter le tableau coudoieront donc bientôt pour obtenir l’investiture socialiste… et vraisemblablement terminer (loin) derrière Marine Le Pen et François Fillon au premier tour de la présidentielle.

Grand favori, le désormais ex-Premier ministre français, éprouvant de « l’affection » et du « respect » pour François Hollande, semble (relativement) épargné par les médias hexagonaux, bien timides au moment de lui rappeler le bilan (catastrophique) de la présidence actuelle, comme si l’Évryen n’avait pas, lui, à l’assumer.

Les journaux étrangers sont, quant à eux, beaucoup moins tendres pour Manuel Valls. Ce sont les Allemands qui, au petit jeu de la vérité, se montrent les plus cruels. Le Spiegel déclare ainsi « qu’il a une soif de pouvoir énorme, une affirmation de soi insupportable et qu’il agit déjà comme s’il avait gagné ».

En prenant le contre-pied sur les chances de succès, le Telegraph anglais est tout aussi cuisant : « Aucun homme de gauche, y compris Valls, ne s’attend à atteindre le second tour de l’élection présidentielle. » Déjà, lors de son accession à Matignon, Manuel Valls avait été attaqué sur son libéralisme inspiré de Tony Blair.

Le chef d’État en exercice est, aussi, ouvertement la cible des médias étrangers insistant sur son impopularité historique. Le New York Times a ainsi rappelé que François Hollande « a eu quelques-unes des pires cotes de popularité pour un Président dans l’Histoire française moderne ». Pour le Frankfurter Allgemeine Zeitung, quotidien le plus diffusé dans le monde, « ce Président français n’a aucune classe, aucun style. Un dilettante qui laisse faire. »

La vérité est toujours plus cruelle quand elle émane de l’étranger, là où le prochain président de la République devra redorer le blason de la France.

AUJOURD'HUI SUR BOULEVARD VOLTAIRE

SOUVENIRS

Les commentaires sur cette page sont fermés.