Des flics de la pensée pour patrouiller sur le Net, ça existe en Belgique !

Collaborateur parlementaire belge
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22, v’là les flics du Net !
 
Dans le petit royaume de Belgique si fier de son multiculturalisme heureux, qui jamais au grand jamais n’a vu éclore en son sein de terroristes – juste quelques malheureux déséquilibrés -, une petite brigade de 31 jeunes, ayant tous entre 18 et 35 ans, traque désormais les fautifs qui auraient le malheur de répandre leur haine.
 
Bien sûr, les plus futés auront compris qu’il ne s’agit pas de n’importe quelle haine : en tout cas pas celle de ces malheureux déséquilibrés, pas non plus celle proférée au nom d’une religion, pas davantage celle de la gauche radicale et moins radicale.
 
La haine dont il est question est celle des citoyens marris de voir leur civilisation décliner, de voir leur pays submergé par des vagues migratoires, de voir des quartiers perdre leur identité.
 
Parfois, ces citoyens – et c’est malheureux – dérapent, souvent de façon impulsive et maladroite. Dans la plupart des cas, pourtant, ce qui est appelé « dérapage » ou « appel à la haine » n’est qu’observation et dénonciation des réalités subies au quotidien.
 
Les bataillons de la tolérance qui ont pour mission de traquer la pensée incorrecte s’inscrivent dans le programme du Conseil de l’Europe de lutte contre les discriminations et la radicalisation, et sont chapeautés par Isabelle Simonis, ministre de l’Égalité des chances dans la partie francophone du pays et membre éminent du Parti socialiste qui a laissé pourrir la situation.
 
Selon UNIA, organisme indépendant de lutte contre la discrimination, anciennement appelé Centre interfédéral belge pour l’égalité des chances, sur les 365 cas d’incitation à la haine enregistrés en 2015 en Belgique, 92 % furent détectés sur la Toile, dont 126 sur Facebook et Twitter.
 
Un des cyber-patrouilleurs répondant au prénom de Florian déclarait ainsi à l’AFP : « On n’a pas vraiment de stratégie, on n’est pas des employés, ce n’est pas un travail fixe […] Mais si, en se baladant sur Internet, on tombe sur un discours de haine, on a suivi la formation et on essaie d’y répondre […] Le travail consiste à calmer le jeu et essayer de ramener la vérité, que ce soit face à une personne lambda qui met un post sur Facebook ou des posts de politiciens ou de personnes connues. »
 
Pour deux raisons, l’existence de cette brigade est inutile et dangereuse.
 
Quelques jeunes, biberonnés par le politiquement correct et peu formés aux ressorts de la radicalisation religieuse, ne pourront débusquer les apprentis djihadistes.

C’est le travail de professionnels aguerris à qui davantage de moyens doivent être accordés.
 
L’existence de cyber-patrouilleurs est un pas de plus dans le bâillonnement des citoyens désireux d’exprimer leur colère. La dictature n’est pas loin. Elle a ses petits flics de la pensée. Elle patrouille désormais sur le Net.

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