Des cours d’arabe dans les écoles belges ?

Collaborateur parlementaire belge
Son blog
 

En plein cœur de l’été, le roi du Maroc Mohammed VI avait appelé, dans un élan de pacifisme, les musulmans, les chrétiens et les juifs à dresser un front commun contre le fanatisme. Dans la foulée, le ministre local chargé des Marocains résidant à l’étranger et des affaires de la migration, Anis Birou, non content de relayer le message, avait appelé la Belgique à enseigner… l’arabe à l’école. La colonisation est en marche.
 
781.887 musulmans vivraient, selon les chiffres acceptés – mais difficilement vérifiables en raison de l’absence de tout recensement religieux -, dans le plat pays, où ils représenteraient 7 % de la population. On devine le nombre et le pourcentage en deçà de la réalité.

Surtout, Bruxelles, terreau du djihadisme, compterait 23,6 % de musulmans. À terme, en raison d’une démographie galopante dans la communauté musulmane et la fuite de nombreux Bruxellois de souche, les adeptes de l’islam formeront une majorité.
 
Le colonisateur a déjà pris ses aises : il est en territoire conquis et tente d’accroître ses droits quand il n’a pas déjà substitué sa loi à celle du royaume. Dans la rue, les transports en commun, les magasins des quartiers dits sensibles pour ne pas froisser, l’arabe a supplanté le français, le néerlandais et… l’anglais.
 
Au début du millénaire, le président de la Ligue arabe européenne Dyab Abou Jahjah, figure médiatique nourrissant avec les partis traditionnels une relation d’amour-haine, sorte de Tariq Ramadan du pauvre, et ayant appelé à faire d’Anvers La Mecque de l’action pro-palestinienne, entendait faire reconnaître l’arabe comme… langue officielle en Belgique.
 
C’est désormais l’enseignement qui est ciblé. Pour Anis Birou, « il faut répondre au besoin des Marocains que leurs enfants apprennent l’arabe, mais qu’ils apprennent l’arabe dans les écoles, avec un contenu que nous aurons ensemble monté, avec des formateurs bien formés, c’est la réponse, je pense, à certaines dérives. »
 
Les vœux du ministre marocain pourraient être rapidement exaucés puisque, dans un athénée de Woluwe-Saint-Lambert, commune bruxelloise, l’arabe est déjà proposé aux élèves. Au sein de la Fédération Wallonie-Bruxelles, coupole institutionnelle rassemblant les francophones de Belgique, et compétente en matière d’enseignement, l’allemand, l’italien, l’espagnol, le chinois, le russe et donc l’arabe peuvent être enseignés. La Flandre, plus conservatrice, ne permet pas ce choix.

AUJOURD'HUI SUR BOULEVARD VOLTAIRE

SOUVENIRS

Les commentaires sur cette page sont fermés.