Crise des migrants : la Belgique condamnée à payer 4.000 euros par jour !

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« Cette décision est dingue. Si cela passe, c’est la faillite de la politique d’asile en Europe. » La petite phrase vient de Theo Francken, secrétaire d’État belge à l’Asile et à la Migration.
 
On comprend son inquiétude teintée d’exaspération : le tribunal de première instance vient de condamner la Belgique submergée à payer des astreintes s’élevant à 4.000 euros par jour de retard dans la délivrance d’un visa à un couple syrien et ses enfants souhaitant quitter Alep, où ils se trouvent encore actuellement, pour rejoindre une famille d’accueil dans la province de Namur.
 
Le secrétaire d’État à l’Asile et à la Migration, Theo Francken (Nieuw-Vlaamse Alliantie, Alliance néo-flamande, principal parti de Belgique), avait refusé l’octroi d’un visa pour court séjour à la famille souhaitant, dans un second temps, demander l’asile. Le secrétaire d’État s’est ainsi justifié sur les ondes d’une radio flamande : « Si j’accorde un visa de trois mois, je dois le faire pour chaque Syrien, même s’il n’a aucun lien avec notre pays. »
 
Theo Francken a également rappelé que la Convention de Genève stipule que l’asile ne peut être demandé que dans le pays où se trouve physiquement la personne, ce qui n’est pas le cas ici. Il se trouve ainsi, selon ses dires, dans son bon droit et entend examiner toutes les voies de recours, au grand dam des droits-de-l’hommistes qui estiment, dans leur habituel chœur unanime, qu’il « est incroyable que le secrétaire d’État préfère payer des astreintes que d’aider une famille qui se trouve en péril à Alep ».
 
Comme partout ailleurs en Europe, la crise des migrants cristallise les passions en Belgique, où une majorité de citoyens voit d’un mauvais œil l’invasion en cours.

Signe qui ne trompe pas : un peu plus de mille personnes issues de la jungle de Calais ont été interceptées, ces trois derniers mois, dans le plat pays, où elles entendent s’installer à Zeebruges afin de rejoindre l’Angleterre.

En attendant, la Belgique s’est vue condamnée à payer. L’appel interjeté par l’État belge est suspensif. Le signal envoyé est pourtant catastrophique et annonce bien d’autres demandes de visa. Laissons le mot de la fin, plein de bon sens, à Theo Francken : « Je ne permettrai pas que cet arrêt déconnecté de la réalité nous mène à nouveau dans un chaos de l’asile. Je continuerai à m’y opposer. Il n’y a aucun soutien à la démarche de la famille namuroise au sein de la population. »

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