Ce gouvernement socialiste qui instrumentalise la justice…


Député européen du groupe ENL

 

Jean-Yves Le Gallou, dans Minute, fait l’hypothèse suivante :

« Imaginons qu’il y ait une élection présidentielle en Russie et que, tous les deux jours, l’un des deux principaux candidats d’opposition, ou les deux, soit perquisitionné, convoqué chez les juges, mis en examen ou que ses proches se trouvent dans cette situation. Évidemment, l’ensemble des médias mondiaux […] crierait à l’atteinte à la démocratie. »

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« Sauf que ce que je viens de décrire ne se passe pas […] dans la Russie de Vladimir Poutine mais se déroule actuellement dans la France de François Hollande. » L’ancien député poursuit : « La séparation des pouvoirs exige que le pouvoir judiciaire reste dans son lit et qu’en tout cas, en période électorale, il fasse preuve d’un minimum de retenue. »

C’est une évidence, et pourtant il n’y a pas un jour sans qu’on en rajoute sur Marine Le Pen et François Fillon, les deux grands opposants aux différents candidats issus des socialistes : Macron, Hamon et Mélenchon. La candidate de la droite nationale est sans cesse mise en cause pour des affaires judiciaires opportunément réactivées.

Certains nous répètent qu’il faut respecter l’indépendance de la justice. Comme si elle l’était, indépendante. Contrairement aux juges du siège, les magistrats du parquet ne sont pas, en France, indépendants : ils sont chargés de la mise en œuvre de la politique pénale voulue par le gouvernement. Ils sont aux ordres.

Les donneurs de leçons pérorent sur le thème de la séparation des pouvoirs et de l’indépendance du parquet. Ils mentent. Mais aucun média ne les remet à leur place. Ce gouvernement socialiste qui a échoué dans tous les domaines (économique, social, justice, éducation, etc.), sentant la débandade électorale se profiler, n’a d’autre moyen que d’instrumentaliser la justice.

Maître Gilles-William Goldnadel affirme : « Je n’ai plus confiance dans le système juridico-médiatique de mon pays. » « Je n’ai aucune confiance dans ces juges tellement aveuglés qu’ils punaisent sur leur mur d’infamie les noms des parents de victimes d’assassinats et de leurs adversaires politiques. » Comment avoir confiance en « cette juge à l’application des peines qui aura, contre l’avis de son parquet, remis en liberté ce délinquant dangereux qui aura depuis commis un terrible crime terroriste » ?

De son côté, Claude Reichman et Xavier Raufer constatent que les magistrats sont souvent laxistes pour les délinquants où les peines maximales sont rarement appliquées. Claude Reichman suggère qu’un magistrat devrait avoir vécu dans la vie civile et que « rien ne leur conférerait plus d’indépendance que leur élection par le peuple, au lieu de leur désignation par le pouvoir ». Le laxisme judiciaire serait ainsi sanctionné.

Député européen du groupe ENL

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