Goodbye, Union européenne !

Publicitaire, écrivain
 

« Le Premier ministre britannique a signé la lettre d’activation du Brexit », claironne la presse internationale. Les négociations concernant la sortie du Royaume-Uni de l’Union européenne vont pouvoir commencer puisque Theresa May, Premier ministre de son État, l’a ainsi décidé, après autorisation dûment manifestée par le Parlement de Londres. Ne vient-elle pas de signer, ce mardi (28 mars 2017), la lettre officielle de rupture, lettre solennellement remise, dès ce mercredi et en main propre, par Tim Barrow, l’ambassadeur britannique auprès de l’Union européenne, à Donald Tusk, président du Conseil européen ?

Ainsi, comme par défaut mais par l’inertie des choses, de manière implicite mais éclatante d’évidence, les Britanniques prennent déjà les choses en main.

De fait, en décidant de manière quasi unilatérale de la date du début des « hostilités », ils donnent le rythme, le « taillemingue », la cadence aux événements. Que cela nous plaise ou non, dès ses premiers termes, ceux du calendrier des discussions, ils imposent les conditions de la négociation.

Déjà, l’impression est née que forte de sa pleine et entière souveraineté recouvrée, la Grande-Bretagne, la « perfide Albion », va royalement et méticuleusement tirer son épingle du jeu et la planter, avec malice et un sadisme certain, dans le gros derrière boursouflé du « machin » européen.

Comment en douter ? Que peuvent l’hétérogénéité de vingt-sept, la disparité, la cacophonie d’intérêts éclatés contre la volonté clairement affirmée d’un seul ?

Ainsi, les sujets de Sa Royale Majesté vont-ils quitter le navire, le patouillard de plomb ventripotent que nombre d’illuminés nous ont vendu – et que certains, souvent les mêmes, osent continuer à nous vendre – comme un majestueux transatlantique fendant les flots à la conquête du monde et la vitesse du vent.

Les Anglais sont plus malins que nous. Inutile de chipoter, ils l’ont toujours été. Comme pour le prouver, ankylosés par un orgueil mal placé, nous autres Français préférons continuer à nous fourvoyer plutôt que de le reconnaître et, au moins, nous interroger objectivement, rationnellement, en profondeur au sujet de cette voie que nos voisins héréditaires ont tracée.

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