God Bless America!

Journaliste

Ancien directeur des rédactions de l’Agence Gamma

 

Que les Américains ont de la chance de demander à Dieu, notre bon vieux Bon Dieu, de les protéger depuis qu’ils ont bouté les Anglais, les tuniques rouges, de leur pays naissant. Un peu beaucoup grâce au roi très chrétien Louis XVI à qui le peuple d’outre-Atlantique devrait être redevable à jamais. Treize ans plus tard, des révolutionnaires parisiens, assoiffés de sang et de liberté (sic) éradiquaient Dieu et leur roi, allant même jusqu’à génocider le tranquille peuple de la paysannerie vendéenne.

Il y a donc 241 ans, inspiré par la philosophie des Lumières, Thomas Jefferson proclama, à Philadelphie, l’indépendance des treize colonies britanniques, soutenant ainsi les « insurgents » qu’avait encouragés l’écrivain Thomas Paine alors résidant à Paris chez son ami journaliste girondin, Nicolas de Bonneville. Encore une influence bien française !

George Washington n’avait pas signé la Déclaration unanime des treize États-Unis d’Amérique, il était trop occupé à refouler les tuniques rouges. Général, et avec l’appui des forces françaises que lui avaient envoyées, sous les ordres de La Fayette, Louis XVI, il fut celui qui put réaliser le rêve des signataires de la Déclaration de Philadelphie. Ce qui lui vaudra d’être élu premier président des États-Unis en 1783. Dans ce court résumé de la prodigieuse naissance de cette nation qui, 241 années plus tard, allait dominer le monde et lui inculquer sa culture de consommateurs, j’aurais aimé développer les relations très particulières qui unissent Paris et Washington. Depuis toujours. Les premiers Américains furent français. Ce sont eux qui ont créé le Canada. La Louisiane, ainsi nommée d’après le prénom du roi de France, allait s’étendre de la pointe de la Floride aux Grands Lacs. On y parlait français, on y pensait français avant que Napoléon, pour quelques poignées d’or, ne brade ce lointain pays qu’il disait sans intérêt .

Des centaines de villes et de villages américains portent encore des noms français. Et si la monarchie française n’avait pas apporté son soutien inconditionnel aux « insurgents », il est probable que la reine Élisabeth II serait encore chez elle de New York à Los Angeles et de Miami à Chicago !

À charge de revanche, bien sûr, ce sont des dizaines de milliers de soldats américains qui sont morts sur notre terre française pour la libérer de la folie des hommes. Et je pense que nous serons tous émus de voir défiler Marines et GIs sur nos Champs-Élysées que survoleront deux avions de chasse furtifs américains F-22 Raptor ainsi que les six F-16 des Thunderbirds de la patrouille acrobatique de l’US Air Force. Un nécessaire remerciement à ceux qui ont donné leur vie lors de l’hécatombe de la Première Guerre mondiale.

 Pour une fois, Emmanuel Macron pourra plaquer sa main droite sur son cœur pendant que son invité Donald Trump chantera le « Star-Spangled Banner », l’hymne national américain.

Ancien directeur des rédactions de l’Agence Gamma

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