Primaire à gauche : un spectacle bouffon

Juriste

SG du Collectif Culture, Libertés et Création du RBM

 

Les candidats aux élections primaires de la gauche sont connus : Manuel Valls, Arnaud Montebourg, Vincent Peillon, Benoît Hamon, Jean-Luc Bennhamias, François de Rugy et Sylvia Pinel. De nombreux déçus viendront parasiter la campagne, à commencer par le médiatique Gérard Filoche. Les raisons de son élimination ont été révélées dans Le Canard enchaîné : « Filoche dans un débat, on est assurés de perdre au moins un million d’électeurs. » Vexé, ce contributeur du journal L’Humanité envisage un double recours.

Pierre Larrouturou (Nouvelle Donne) et Bastien Faudot (Mouvement républicain et citoyen) n’ont pas non plus été retenus pour le tour final. Toujours aussi emphatique, Pierre Larrouturu a déclaré que « le Parti socialiste portera ainsi une terrible responsabilité dans la défaite de la gauche à l’élection présidentielle ». Quant à monsieur Faudot, il paye les errements coupables du MRC depuis dix ans.

En effet, ce parti n’a jamais réussi à se débarrasser de l’encombrante tutelle socialiste et n’a jamais brillé par la pertinence de ses choix stratégiques. Aux élections européennes, le MRC avait appelé à l’abstention… Une preuve supplémentaire de l’espace restreint qu’occupe la gauche pseudo-souverainiste dans notre pays, encore illustré par le décalage spatio-temporel d’un Chevènement sorti de sa retraite pour appliquer, en 2016, des recettes qui n’avaient pas marché dans les années 1980, au sujet d’un hypothétique « islam de France ».

Ces refus démontrent que ces primaires ne sont pas celles de la gauche prise dans son ensemble mais bien les primaires du parti de la rue de Solférino. En outre, il semblerait que les cadres socialistes n’aient pas voulu élargir les élections primaires, de crainte d’ouvrir le flanc aux moqueries.

Les débats à dix auraient été aussi grotesques que confus. Parmi les sept derniers candidats, trois d’entre eux joueront les figurants pour négocier des postes. Sylvia Pinel est là pour maintenir sous respiration artificielle les radicaux de gauche, bébé de son maître Jean-Michel Baylet. François de Rugy devra faire amende honorable au nom des Verts qui contestent l’hégémonie socialiste au sein de la gauche plurielle. Jean-Luc Bennhamias est tout simplement has been.

Cette primaire sera avant tout un duel opposant Manuel Valls à Arnaud Montebourg. Vincent Peillon n’est que le sursaut d’orgueil du clan Aubry. Véritable fantôme du Parlement européen, au sein duquel il est surnommé « jackpot » parce qu’il n’y est élu que pour en toucher les émoluments, l’homme est un idéologue délirant qui a déjà sévi au ministère de l’Éducation nationale avec les mauvais résultats que l’on sait… Benoît Hamon, plus coriace, devrait être le troisième homme.

La vraie question sera la suivante : en dépit de sa stature d’homme d’État, Manuel Valls saura-t-il rallier les sympathisants socialistes derrière sa candidature, lui qui a été si longtemps décrié à gauche ? Il est l’homme d’un bilan, tributaire de son soutien à François Hollande, président de la République le plus impopulaire de l’Histoire. Le positionnement ostensiblement à gauche d’Arnaud Montebourg, qui s’est rendu en Algérie pour racoler l’électorat étranger invité à voter aux élections primaires, pourrait perturber la campagne de Manuel Valls.

Nous, opposants au Parti socialiste, y verrons la confirmation de nos intuitions : la gauche est plus que jamais divisée, mondialiste et tournée vers l’étranger.

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