Manuel Valls en petit coq au Salon international de l’agriculture

Juriste

SG du Collectif Culture, Libertés et Création du RBM

 

Comme je l’écrivais lundi, François Hollande a été particulièrement mal reçu au Salon international de l’agriculture. L’accueil ne fut pas plus chaleureux pour son second, qui se rêve premier, Manuel Valls. En effet, et à raison, le monde paysan ne fait aucune différence entre le Président et le Premier ministre. Manuel Valls s’acharne pourtant à essayer de faire croire qu’il mène une politique différente de celle de son patron. Peine perdue. Il a beau jouer du menton, il prend lui aussi ses ordres à Bruxelles. Et ça, nos agriculteurs le savent bien.

« Vous êtes les pantins de l’Europe ! C’est facile de venir pavaner », lui a lancé un agriculteur remonté, dès son arrivée. Fier comme un petit coq de basse-cour, Manuel Valls s’est d’abord défendu, à sa manière, agressive et arrogante : « Si on ne vient pas, on est des trouillards. Si on vient, on vient se pavaner. » Manuel Valls n’est pas un « trouillard ». Enfin, c’est ce qu’il tente de nous dire. Alors, il pavane. Mais pour pavaner, il faut un bon bilan. Le sien est calamiteux. Nos agriculteurs souffrent de l’embargo russe causé par la politique étrangère menée par les différents gouvernements Valls. Ils disparaissent face à la concurrence intra-européenne et extra-européenne.

En plus de ne pas être un « trouillard » face aux petits, Manuel Valls peut aussi se montrer discourtois, voire carrément grossier :
« – C’est vous qui nous enfermez dans ce truc-là. Et ça fait avancer le schmilblick ? Non. Donc, vous avez le Premier ministre en face de vous.
– Les résultats. On juge sur les résultats, nous. Il n’y a pas de résultats.
– Mais c’est quoi, les résultats, pour vous ?
– Le lait, il est payé 0 euro. »

D’un côté, un Premier ministre responsable des difficultés du secteur primaire, incapable d’affronter l’Union européenne, bouffi d’orgueil mal placé qui « pavanait » beaucoup plus en octobre dernier lorsqu’il s’était rendu en Arabie saoudite, ce pays « ami » au comportement plus que trouble. De l’autre, un agriculteur qui dresse un constat simple mais édifiant. Manuel Valls est un peu plus « trouillard » qu’il ne le dit lorsqu’il fait face à Phil Hogan, commissaire européen à l’Agriculture. C’est lui le véritable décideur de nos politiques agricoles. Pas Stéphane Le Foll, Manuel Valls ou François Hollande, qui ne décident de strictement rien.

La fin des quotas a été voulue par l’Union européenne. Elle est à l’origine directe de la dégringolade des prix qui tue à petit feu nos agriculteurs. Les « Républicains » n’ont d’ailleurs pas de leçons à donner à l’actuel gouvernement. On se rappelle que Bruno Le Maire avait soutenu la fin des quotas laitiers. Il voudrait aujourd’hui incarner le renouveau…

L’accueil réservé à Marine Le Pen contrastait avec celui fait aux membres du gouvernement. La présidente du Front national est perçue par beaucoup d’agriculteurs comme une solution d’avenir. Ces derniers sont conscients des problèmes actuellement générés par Bruxelles, notamment du fait que la France est contributrice nette de la politique agricole commune à hauteur d’environ 9 milliards d’euros par an. Nous ne pouvons plus nous le permettre.

Seul le Front national promet de défier les instances supranationales. Seul le Front national promet de sortir des négociations de TAFTA et des accords trilatéraux avec la Nouvelle-Zélande et l’Australie, qui acteraient la fin de l’élevage ovin français.

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