La fronde contre Bruxelles s’intensifie grâce à deux hommes : David Cameron et Viktor Orbán

Juriste

SG du Collectif Culture, Libertés et Création du RBM

 

La Commission européenne agace les dirigeants les plus soucieux des intérêts de leurs peuples. Cet organisme supranational, dénué de légitimité démocratique et électorale, entend dicter ses volontés à l’Europe tout entière. Mais des voix s’élèvent enfin contre ce mode de fonctionnement peu soucieux des nations européennes.

Récemment, le Premier ministre hongrois Viktor Orbán a grondé contre le projet de la Commission européenne visant à établir des quotas de migrants, pour répondre à l’afflux incontrôlé de réfugiés et de demandeurs d’asile aux frontières maritimes de l’Europe. Dans une déclaration qui devrait rester dans l’Histoire, le dirigeant magyar a tenu ces propos : « Nous voulons que l’Europe reste le continent des Européens et que la Hongrie appartienne aux Hongrois : c’est notre droit. » En effet, et c’est tout à l’honneur de la Hongrie que de réaffirmer son droit à rester souveraine.

Plus tard, il a affirmé, à juste titre, que se cachent parmi les migrants des terroristes islamistes potentiels. C’en était trop pour l’eurocrate Jean-Claude Juncker, qui a qualifié Viktor Orbán de « dictateur ». Pour la Commission européenne, un Premier ministre élu avec une écrasante majorité et souhaitant protéger son pays serait un « dictateur ».

A contrario, imposer des quotas de migrants aux peuples européens qui n’en veulent pas serait « démocratique » ? De qui se moque-t-on ?

Si les critiques les plus virulentes contre la funeste politique engagée par Bruxelles se font entendre à Budapest, le fin politicien britannique David Cameron n’est pas non plus en reste. Le locataire du 10 Downing Street a entamé une tournée européenne destinée à expliquer son projet de référendum sur l’appartenance du Royaume-Uni à une Union européenne préalablement transformée. Pour asseoir sa position politique, le conservateur a assuré que le référendum ne serait pas ouvert aux 1,5 million de ressortissants de l’Union européenne vivant au Royaume-Uni. Il a d’ailleurs posé ce critère en exigence absolue, remettant par là en question les dogmes de la Commission européenne.

David Cameron agit conformément à ce que doit être un véritable chef d’État au service de son pays et de son peuple. Lui aussi refuse l’immigration massive en provenance des pays du Sud et le tourisme social intra-européen. S’il est favorable au maintien de son pays dans une Union européenne qui serait considérablement réformée, c’est d’abord parce qu’il entend restituer à la Grande-Bretagne la pleine et entière souveraineté politique du Parlement britannique. Par ailleurs, les Britanniques ne veulent pas des quotas de migrants, et ne veulent pas non plus verser sans conditions des aides sociales aux ressortissants de l’Union européenne, particulièrement ceux venus des pays de l’Est.

Cette fougue résistante contre le Léviathan mondialiste sonne comme un appel à la révolte en France. À quand des dirigeants français capables de tenir tête à l’eurocratie totalitaire ?

Gabriel Robin
Juriste
SG du Collectif Culture, Libertés et Création du RBM

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