La France subit un mémoricide : l’exemple du château de Versailles

Juriste

SG du Collectif Culture, Libertés et Création du RBM

 

Cela fait désormais plusieurs années que le château de Versailles subit les attaques d’une caste qui, non contente de mépriser les Français, se permet désormais de renier l’Histoire de France.

Catherine Pégard, avec l’assentiment des récents gouvernements, a transformé Versailles en lieu d’exposition pour artistes contemporains du monde entier. Le château de Versailles a été dénaturé au profit des gros bonnets du marché de l’art, lesquels utilisent le somptueux écrin qui leur est offert pour mettre en valeur des œuvres qui seraient peut-être passées inaperçues ailleurs. L’objectif est toujours le même : spéculer. Des semi-habiles, des opportunistes s’enrichissent sur le dos des Français, car Versailles appartient à l’héritage indivis de tous les Français.

Récemment, l’artiste indo-britannique Anish Kapoor choquait les faux bourgeois pour appâter les vrais bourgeois. Considéré comme « génial », l’homme a installé un « vagin monumental » dans les jardins du château de Versailles. Il a fallu déplacer 500 tonnes de pierre et 1.000 tonnes de terre pour cette création. Je ne jugerai pas des qualités intrinsèques de l’œuvre, mais du contexte. Cela a-t-il sa place à Versailles ? Non. Et pour quelques raisons qui paraîtront évidentes à qui possède trois sous de bon sens : les œuvres exposées au château devraient rentrer en cohérence avec l’esthétique et l’histoire du site ; le contexte de déculturation produit par le globalisme ne sera combattu qu’en préservant l’intégrité des monuments patrimoniaux d’envergure. Versailles n’est pas un conseil départemental, c’est un des plus importants monuments de France. Le Taj Mahal est-il régulièrement souillé de la sorte ? Non.

L’Alhambra de Grenade ? Non plus. La liste est sans fin. Seule la France tolère de tels outrages. Ne parlons d’ailleurs pas du coût vertigineux de telles opérations, cela vous donnerait la nausée. Le gain est inexistant, sauf pour les décideurs qui trouvent là un moyen de rentrer dans les bonnes grâces des puissants de ce monde.

Dernière injure à notre mémoire ? Le projet d’installer un complexe hôtelier au cœur même du château de Versailles. L’établissement public a lancé un appel d’offres en ce sens. Appel auquel aurait répondu le groupe AccorHotels, pour un investissement compris entre 4 et 7 millions d’euros pour les seules rénovations des toitures et des murs, et autant pour installer l’hôtel à l’intérieur. L’hôtel se situerait dans les bâtiments du Grand Contrôle, du Petit Contrôle et dans le Pavillon, pour une surface de 2.800 m2. Le groupe AccorHotels a déjà bénéficié des largesses de l’État sociétaliste lors de la revente de la piscine Molitor. Laquelle piscine, de style Art déco, est désormais inaccessible au commun des mortels, tant ses tarifs sont prohibitifs.

Versailles ne doit pas être vendu par petites touches aux grandes fortunes de ce monde, car Versailles n’appartient qu’aux Français. Protéger notre patrimoine contre les spéculateurs et les destructeurs de mémoire revient à protéger la France et les Français. L’Histoire est notre bien commun.

Gabriel Robin
Juriste
SG du Collectif Culture, Libertés et Création du RBM

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